Fraudes électorales : Plusieurs candidats dans le collimateur de la Justice



Jacaranda

Bon nombre d’observateurs considèrent cette décision comme une manœuvre visant à intimider certains candidats malheureux qui refuseraient de soutenir le candidat des pro-HAT.

Décidément, le nouveau ministre de la Justice n’entend accorder aucune tolérance aux auteurs de fraudes lors du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 25 octobre dernier. En effet, en marge de la cérémonie de prestation de serment du nouveau Premier président de la Cour d’Appel d’Antsiranana qui a eu lieu hier à Anosy, Florent Rakotoarisoa a réitéré que « la Justice prendra toutes ses responsabilités pour sanctionner toux ceux qui y sont impliqués de près ou de loin ». Toutefois, bon nombre d’observateurs considèrent cette décision comme « une manœuvre visant à intimider certains candidats malheureux qui refuseraient de soutenir le candidat des pro-HAT ». D’autant plus qu’hier, Florent Rakotoarisoa a laissé entendre que « la Justice dispose des preuves confirmant l’implication de certains candidats et de quelques personnalités qui leur sont proches, dans des affaires de fraudes… Ces personnalités feront l’objet de poursuites judiciaires ». Et lui de faire savoir au passage que les procédures de poursuite ont déjà été entamées au niveau des districts concernés.

Arrestation. Faut-il rappeler qu’au cours de sa dernière conférence de presse, le ministre de la Justice par intérim a déjà laissé entendre que des instructions ont déjà été données aux Procureurs de la République des districts où l’on a constaté des cas de fraudes, afin de réclamer l’ouverture d’une enquête. Florent Rakotoarisoa n’a cependant révélé aucun nom, ni d’indice à propos des districts concernés. Il a simplement annoncé que les procédures débuteront après la proclamation des résultats définitifs par la Cour Electorale Spéciale. Certainement, la Justice attendra la décision de la CES pour repérer les districts frappés par l’annulation des résultats de vote pour fraude. Si l’on se réfère à cette déclaration du ministre de la Justice, certains candidats malheureux pourraient donc faire l’objet d’une convocation judiciaire et/ou d’arrestation à partir de la semaine prochaine, puisque la CES prévoit de proclamer les résultats définitifs vers la fin de cette semaine. Histoire à suivre.

Davis R

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