Ambassadeur du Japon : « Sortie de crise avec le deuxième tour »



Jacaranda
L’ambassadeur du Japon portant un toast à l’amitié japonaise-malgache. (photo Nary Ravonjy)
L’ambassadeur du Japon portant un toast à l’amitié japonaise-malgache. (photo Nary Ravonjy)

La communauté japonaise à Madagascar n’est que modeste, environ une centaine. Toutefois, le diplomate d’indiquer : « Nous jouons notre rôle en étant côte à côte avec Madagascar dans sa quête vers le retour à l’ordre constitutionnel et le développement durable ».

L’ambassadeur du Japon, Ryuhei Hosoya, estime que « tout le monde attend la sortie de crise avec le deuxième tour ». Ce diplomate de déplorer que selon le rapport de la Banque mondiale, Madagascar avec  92% de sa population vivant en dessous de 2 dollars par jour, représente sur une base comparable, le pays le plus pauvre du monde. Avant de continuer que « C’est tout de même une bien triste image. Mais la Grande Ile est aujourd’hui à un tournant de son histoire à partir de laquelle, elle devrait faire un bond dans sa lutte contre la pauvreté, se développer et regagner sa place légitime au sein du village global ». Ces déclarations ont été faites, lors de la célébration du 80e anniversaire de l’empereur du Japon Akihito qui s’est tenu, hier, à la résidence du Japon, à Ivandry.

Intérêt. L’ambassadeur japonais n’a pas manqué également de parler du processus électoral. « De toutes les élections qui se sont déroulées à Madagascar, les élections en cours se distinguent par le nombre important d’équipe d’observateurs, en particulier internationaux. Ce qui démontre le niveau d’intérêt que manifeste le monde sur la situation actuelle à Madagascar. Il reflète aussi le fait que les principes et le code de conduite à l’usage des observateurs électoraux ont été fermement établis tout récemment ».

Investissements. Le volet économique a été également abordé, notamment Ambatovy. « Je voudrais juste dire que le montant des investissements engagés équivaut à environ 7 milliards de dollars, et qu’actuellement, il est le plus grand projet minier dans toute l’Afrique sub-saharienne. Sur les 7  milliards de dollars, environ 2, 6 milliards, présentés sous une forme ou une autre, viennent du Japon. Ce sont les secteurs privés qui ont pris l’initiative, mais les Institutions financières publiques et les organismes de crédit sont aussi impliqués ».

Recueillis par Dominique R.

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