Namakia : Contre l’intervention de 2 barons de la HAT



Jacaranda

Sotema, Hasyma, Fitim, Sopebo, Cimenterie d’Amboanio…   Des entreprises qui constituaient à l’époque le tissu industriel de Mahajanga, mais qui sont fermées depuis longtemps.

La Société Ouest Sucre Namakia pourrait grossir la liste puisque les repreneurs chinois n’excluent pas de mettre également la clé sous le paillasson, à cause des agissements de certains barons de la HAT. Les faits : la société Complant qui loue elle-même des terres appartenant à l’Etat, a conclu une sorte de contrat de métayage avec les paysans pour cultiver du riz à Antongomena Bevary. A raison de 2/3 de la production pour les cultivateurs et 1/3 pour la société qui fournit les semences, les engrais, l’irrigation et la mécanisation agricole. Les deux parties y trouvaient leur compte jusqu’à ce quelques individus ont tenté de s’approprier par force les rizières en question. Ayant appris que ces dernières sont en fait la propriété de l’Etat, ils ont jeté leur dévolu sur le riz proprement dit. Enjoignant les cultivateurs de leur livrer les 2/3 des récoltes mais non plus à la société Complant qui approvisionne pourtant ses employés.

6 mois ferme. Les plaintes déposées par la société sont restées vaines à cause des interventions d’un proche d’Ambohitsorohitra et d’un membre influent du CST qui écoutaient visiblement un seul son de cloche. Il a fallu la plainte de la « population victime » et l’arrivée d’un nouveau magistrat récemment affecté au tribunal de première instance de Mahajanga pour que ceux qui se targuaient d’être protégés en haut lieu, soient condamnés le jeudi 21 novembre dernier à une peine d’emprisonnement ferme de 6 mois. Seulement, ils n’ont pas comparu à l’audience malgré un mandat d’amener.

Election. Face à tous ces dysfonctionnements, les Chinois qui ont repris la société en 2005, c’est-à-dire du temps du président Marc Ravalomanana, s’interrogent sur la sécurité et la garantie des investissements sous la Transition. Déçus par cette dernière, ils avouent regretter le précédent régime, au point de souhaiter – sans s’immiscer dans les affaires malgacho-malgaches – l’élection de Jean Louis Robinson au soir du 20 décembre prochain. Un signal fort à l’endroit du président de la Transition qu’ils appellent à prendre ses responsabilités afin que la peine prononcée à l’encontre de ceux que la population qualifie de « mpanakorontana » soit véritablement ferme et effective.

R. O

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