Campagne pour le second tour : Convention sur la transparence et le plafonnement des fonds de propagande



Jacaranda
L’expert-comptable Madeleine Ramaholimihaso fair partie de ceux qui demandent aux deux candidats de rendre …compte.
L’expert-comptable Madeleine Ramaholimihaso fair partie de ceux qui demandent aux deux candidats de rendre …compte.

A la veille de l’ouverture demain de la campagne électorale, des entités de la société civile ont pris « l’Initiative pour la Transparence du financement des campagnes électorales ».

« Assurer la transparence quant à l’origine et au montant de vos fonds de campagne ; plafonner les dépenses en tenant compte du niveau de vie de la population et des performances économiques du pays ; tenir un compte de campagne, accepter un contrôle sur l’exactitude des chiffres et l’exhaustivité des opérations enregistrées ». Ce sont les termes de la convention qu’ils proposent aux candidats Jean Louis Robinson et Hery Rajaonarimampianina.

Audit et sanction. Ils, ce sont quelques entités de la société civile, le groupe des experts nationaux, la plateforme SOCLE, Nova Stellla, Liberty 32/WYLD, KMF/CNOE et CDA. Ensemble, ils ont pris l’« Initiative pour la transparence du financement des campagnes électorales ». En rappelant notamment le manque de transparence quant au financement de la campagne électorale du premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre dernier.  A la veille du second tour, ils demandent aux « deux finalistes » de s’engager publiquement à respecter cette convention portant sur les fonds de propagande. En leur signifiant que « ce compte de campagne fera l’objet d’un audit et toute infraction est passible de sanction par la juridiction compétente et selon les termes de la convention signée par les deux parties ».

Modalités d’application. Reste à savoir la valeur légale de la convention, puisque ses initiateurs reconnaissent eux-mêmes « l’impossibilité de faire adopter par les institutions de la Transition, les textes précisant les modalités d’application des articles du code électoral et de la loi sur les partis ». Cette dernière stipule effectivement que « la transparence dans la gestion des ressources est de rigueur. Le parti politique doit tenir une comptabilité simplifiée et présenter annuellement un rapport financier. Des contrôles périodiques seront effectués sur les comptes de gestion des partis et ce, par le biais des juridictions financières. Les modalités d’application du présent article seront précisées par voie réglementaire ». Seulement, aucun décret d’application n’a été pris jusqu’à présent.

Recueillis par R. O

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