Résultats officiels de la Présidentielle : La clé de la stabilité entre les mains de la CES



Jacaranda
Le président de la CES François Rakotozafy n’a pas droit à l’erreur.
Le président de la CES François Rakotozafy n’a pas droit à l’erreur.

La Cour Electorale Spéciale prononcera son verdict sur le second tour de la Présidentielle du 20 décembre au plus tard dans 10 jours. Les deux candidats, Jean Louis Robinson et Hery Rajaonarimampianina ont déposé leurs requêtes. Ce sont en gros des requêtes en disqualification et en annulation de voix pour fraudes et irrégularités. Hier, les avocats du candidat Jean Louis Robinson ont déposé un seul mémoire en défense étant donné qu’il n’y a qu’une seule requête en disqualification contre ce dernier à Ambohidahy. Le suspense est total pendant ces 10 jours qui restent. Bon nombre d’observateurs pensent que la clé de la stabilité politique après les élections se trouve entre les mains de la CES.  Bon nombre de Malgaches fondent leur confiance sur ces juges électoraux dont les décisions doivent refléter le véritable soif populaire.

Résultats provisoires. La principale question qui se pose est de savoir si la CES se conformera ou non aux résultats provisoires proclamés par la CENI-T le 03 janvier dernier. Résultats provisoires qui donnent 53,50% à Hery Rajaonarimampianina contre 47,50% au Dr Jean Louis Robinson. Ces résultats provisoires font l’objet des contestations. Le camp du candidat Jean Louis Robinson a immédiatement tenu une conférence de presse pour contester ces résultats proclamés par la CENI-T. Ces résultats provisoires font actuellement l’objet de nombreuses requêtes auprès de la Cour Electorale Spéciale. Parmi les cas d’anomalie qui ont été soulevés par les partisans du candidat Jean Louis Robinson figure le résultat du second tour dans le district d’Andilamena publié par la CENI-T le26 décembre à 7h35, qui est le « copié-collé » de celui de Moramanga. La CES est appelée à statuer sur ces requêtes sans être obligée de valider les résultats provisoires publiés par la CENI-T.

Décret 2013-593. La décision de la CES sur l’effet de l’annulation du Décret 2013-593 est notamment attendue par l’opinion publique. D’après sa dernière décision, la Cour a le pouvoir souverain d’appréciation sur cette question cruciale ; comme elle a annulé le décret en question. Et ce malgré le fait que cette annulation n’a été décidée que le dernier jour de la campagne électorale. En tout cas, la balle se trouve dans le camp des 18 membres de la Cour Electorale Spéciale. La véritable sortie de crise et l’apaisement politique ne seraient effectifs que sur la base d’un verdict juste et légitime.

RAJAOFERA Eugène

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