Silence de la communauté internationale : Interpellation de Lalao Ravalomanana



Jacaranda
L’épouse de l’ancien président sort de son mutisme pour dénoncer le silence de la communauté internationale.
L’épouse de l’ancien président sort de son mutisme pour dénoncer le silence de la communauté internationale.

Silence mystérieux et incompréhensible. C’est en ces termes que Lalao Ravalomanana qualifie le comportement actuel de la communauté internationale face à ce qu’elle appelle les « litiges qui s’annoncent inévitables par rapport au processus électoral et qui présagent, faute d’actions préventives urgentes, une nouvelle crise plus complexe à Madagascar ». L’épouse de l’ancien président d’estimer : « Sauf en confondant imperfections et fraudes massives dans cette élection présidentielle, la communauté internationale, dans son rôle respecté de gardien des principes de base de cette élection, doit appuyer et est fortement attendue pour se prononcer favorablement sur la nécessité de répondre à la requête des 50 % au moins des Malgaches qui ont voté, afin que lumière soit faite sur les résultats de cette élection présidentielle. La légitimité de cette requête pour la confrontation des résultats est incontestable, et sa faisabilité est aussi techniquement démontrable. » Lalao Ravalomanana d’ajouter : « Suite à ces confrontations des résultats tant attendues par tous, que le candidat ayant le plus de suffrages gagne en toute quiétude avec la reconnaissance et la confiance minimale de tous pour sortir durablement de cette crise, et d’éviter encore le scénario de 2002. »

Dernière ligne droite. Selon l’épouse de l’ancien président, la position proactive de la communauté internationale dans la ligne droite de l’élection présidentielle permettra de redorer son blason par rapport à ses silences mystérieux face aux nombreux événements sans précédent que Madagascar a vécus ces derniers temps. « Parmi ces événements, on peut citer notamment l’application partielle et unilatéralement sélective de la Feuille de route en vigueur ayant rang de Constitution, la révision de la liste initiale des candidats légalement qualifiés à cette élection présidentielle, l’abus de pouvoir au grand jour et sans état d’âmes de détournement de la loi par un décret de circonstance permettant à un chef d’institution de s’engager et de soutenir un candidat juste le temps d’une propagande. », précise Lalao Ravalomanana. Retouchant mot de la position de la Communauté internationale, l’ancienne Première Dame de s’interroger : « Est-ce un silence tactique, diplomatique, de faiblesse, de peur, d’incapacité, d’irresponsabilité, de gestion de carrière, de complaisance, de complicité, de consentement, de démission ou d’usure… ? »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

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