Décision de la CES : « Le CDE prend acte », dixit Albain Rabemananjara



Jacaranda

D’après le président du CDE, « Madagascar devrait dorénavant s’engager dans la définition de sa propre politique de développement »

Le CDE (Club Développement et Ethique) a déjà soulevé à plusieurs reprises que les élections générales en 2013 risquent d’être bâclées car les conditions pour l’équité, et la crédibilité électorale ne sont pas remplies étant donné, entre autres, les conditions techniques trop déplorables, l’insécurité toujours inquiétante dans plusieurs zones rurales et l’organisation durant la saison de pluie qui rend inaccessible certaines zones. Et le sacro-saint principe de transparence électorale n’est plus un absolu pour certains acteurs. « Le CDE a défendu ces idéaux électoraux afin de pouvoir éviter le germe d’une nouvelle crise postélectorale et de garantir une stabilité pérenne pour mieux affronter les défis du développement au lendemain des élections mais les élections ont toujours eu lieu avec les dégâts qu’elle présente actuellement. Alors, même si la décision de la cour électorale spéciale, une juridiction supposée indépendante, sur les résultats électoraux a été inique, le CDE en prend acte pour le respect du principe de l’Etat de droit », a soutenu Albain Rabemanajara.

Réconciliation nationale. Le président du CDE réitère également son soutien au processus de véritable réconciliation nationale initié par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes qui devrait revenir en charge afin de pouvoir mettre en place une base solide pour le développement du pays. Selon ses dires, « toute velléité des deux candidats par procuration retenus au second tour de s’écarter de leurs mentors respectifs mettra en danger le pays ». Et ce, dans la mesure où elle risquerait de compromettre davantage la recherche de stabilité et la sérénité des conditions politiques réelles. Et Albain Rabemananjara de rappeler que « les débats de fond sur l’orientation stratégique, sur la politique de développement, notamment sur la politique de décentralisation, sur les banques et les finances, la politique foncière, la gestion des mines et ressources énergétiques ont été occultés lors des débats entre les candidats au second tour. En outre, Madagascar n’est pas encore parti sur la bonne base actuellement pour relancer son économie ». D’après lui, « Madagascar devrait dorénavant s’engager dans la définition de sa propre politique de développement en tenant compte de la dynamique interne de sa structure sociale et la gouvernance de ses ressources propres dans le cadre d’un développement intégré et participatif partant de la base ».

Davis R

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