Jean Louis Robinson : Pour un PM rassembleur et technicien



Jacaranda
Jean Louis Robinson aspire à une opposition démocratique dont le droit est reconnu par la Constitution.
Jean Louis Robinson aspire à une opposition démocratique dont le droit est reconnu par la Constitution.

Après avoir créé l’Alliance pour la Restauration de la Démocratie, le Dr Jean Louis Robinson se met à l’élaboration d’un programme de gouvernement basé sur sa vision de la réalité actuelle. « Une fois que ce programme est élaboré, nous le présenterons au président de la République et proposons en même temps des personnes capables de le réaliser. C’est au nouveau président de le prendre ou non en considération », explique-t-il. Dans ce programme, le Dr Jean Louis Robinson évoque des urgences notamment en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures et de lutte contre la corruption. « Il faut mettre fin à l’extrême pauvreté dans laquelle vit le peuple malgache. Les solutions existent. Nous pouvons relever ce défi avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux. Nous devons être solidaires », souligne le Dr Jean Louis Robinson. Interrogé s’il est prêt à intégrer le futur gouvernement, le président du « Avana » de répondre : « L’ouverture est une très bonne chose. D’ailleurs, Madagascar a besoin de ses enfants. Mais, tout doit partir d’un programme basé sur des visions claires. » A propos du futur Premier ministre et du nouveau gouvernement, le finaliste du second tour de la présidentielle de proposer : « Le futur PM doit être un rassembleur et un technicien.  Il sera à la tête d’un gouvernement d’ouverture composé notamment de techniciens. »

Opposition démocratique. Visiblement, le Dr Jean Louis Robinson ne se précipite pas à porter le titre du chef de l’opposition officiel à Madagascar. « Pour le moment, il faut des réflexions sur la notion de l’opposition. La création de l’Alliance pour la Restauration de la Démocratie (ARD) s’y inscrit. En fait, l’ARD roule pour une opposition démocratique dont le droit est reconnu par notre Constitution de la IVe République. Nous sommes contre une opposition de la rue. Cette opposition démocratique peut être parlementaire ou extraparlementaire.  Elle dispose d’un cadre institutionnel pour s’exprimer. Cette opposition doit constituer pour les électeurs un éventuel gouvernement de rechange », souligne notre interlocuteur. Avant de conclure : « Parler du chef de l’opposition est prématuré. Il faut d’abord expliquer cette notion à nos parlementaires et à nos concitoyens. »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

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