Maharante Jean de Dieu : « Rajoelina PM selon les normes démocratiques universelles »



Jacaranda

D’après le Coordonnateur national du MAPAR, « les sanctions internationales ne peuvent traverser deux périodes différentes, à savoir la Transition et la IVe République.

Face aux polémiques autour de la nomination du Premier ministre, le Coordonnateur national de la Plate-forme « Miaraka Amin’i Président Andry Rajoelina » (MAPAR), Maharante Jean de Dieu a présenté des preuves justifiant la légalité du fondement juridique du MAPAR hier au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue dans son bureau à Anosy. Parmi les documents qui ont été présentés figure le récépissé que le ministère de l’Intérieur a sorti le 18 septembre 2013, c’est-à-dire, cinq jours avant le dernier délai du dépôt de candidature pour les élections législatives. C’est pourquoi les pro-Rajoelina persistent et signent en annonçant que le MAPAR est un groupement de partis politiques légalement constitué. « Nous sommes prêts à défendre notre existence et notre position même auprès de la Communauté internationale », a soutenu Maharante Jean de Dieu qui a confirmé que des instances internationales sont contre la nomination d’Andry Rajoelina à la Primature. Et lui d’ajouter au passage que « si l’on respecte la Constitution, le MAPAR constitue l’unique autorisée à proposer un Premier ministre ».

Putsch. Le Coordonnateur national a aussi confirmé les informations selon lesquelles, le MAPAR envisage de présenter le président de la Transition à ce poste. Selon ses dires, « si l’on s’en tient aux normes démocratiques Républicaines universelles, il appartient au chef du parti ou du groupement de partis majoritaire d’être nommé Premier ministre. Puisqu’Andry Rajoelina est le président fondateur du MAPAR, c’est donc logique si cette plate-forme le présente à ce poste ». Toutefois, à entendre Maharante, pour le moment, le leader de la Révolution orange n’a pas encore répondu s’il acceptera ou non ce schéma à la Poutine. En réponse aux détracteurs du MAPAR qui remettent sur le tapis les sanctions que l’Union africaine a prises en 2009 contre tous ceux qui ont participé au putsch, le vice-président du CST d’annoncer que « les sanctions ne peuvent pas traverser deux périodes différentes, à savoir la Transition et la IVe République (Non ibis in idem) ». Et lui de rappeler dans la foulée que Hery Rajaonarimampianina a également été ministre durant la période transitoire. En tout cas, le bras de fer MAPAR – HVM semble loin d’être résolu.

Davis R

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