Présidence de l’Assemblée nationale : Bataille entre le Mapar et les Indépendants



Jacaranda
Avec les alliances qui se profilent à l’horizon, les députés du Mapar risquent d’être mis en minorité à Tsimbazaza.
Avec les alliances qui se profilent à l’horizon, les députés du Mapar risquent d’être mis en minorité à Tsimbazaza.

Un député indépendant est bien parti pour conquérir mardi prochain la présidence de la Chambre Basse.

La course à la présidence de l’Assemblée nationale est ouverte. Le Mapar (Miaraka Aminy Prezida Andry Rajoelina) a déjà annoncé son candidat. Il s’agit de Christine Razanamahasoa, député élu dans le district d’Ambatofinandrahana et ancien ministre de la Justice. Face à la candidate du Mapar, il y a les indépendants. Des primaires seraient organisés au niveau des Indépendants pour identifier leur poulain. Mais en attendant, trois têtes émergent du lot pour le moment : Laisoa Jean Pierre dit Jaovato (député d’Antalaha) qui semble être le grand favori de la course, Siteny Randrianasoloniaiko (député de Toliara I) et Hary Andrianarivo (député d’Ambositra). La mouvance Ravalomanana pourrait également avoir son candidat dans la course. Il s’agit soit de Guy Rivo Randrianarisoa (Ve Arrondissement), soit de Me Hanitra Razafimanantsoa (Ier Arrondissement). En tout cas, pour le respect de l’équilibre politique, si la présidence de la République est entre les mains du « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » (HVM) et que la primature pourrait être attribuée à une personnalité de la mouvance Ravalomanana, la présidence de l’Assemblée nationale devrait revenir à un Indépendant.

Accord. Malgré ces éventuelles candidatures, d’éventuelles alliances pourraient être tissées au détriment du Mapar. Ces alliances pourraient aboutir à un accord sur le partage des « seza » au niveau de l’Assemblée nationale. Ledit accord porterait non seulement sur l’élection de l’homme au perchoir, mais également sur la constitution du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Le bureau permanent de l’Assemblée nationale est composé de six vice-présidents dont un par ex-province, d’un Questeur I (chargé des Finances) et d’un Questeur II. Le partage des « seza » au niveau de la présidence des différentes Commissions de la Chambre Basse ferait également l’objet d’un accord entre les entités susceptibles de se regrouper contre la dictature du Mapar. En tout cas, la première session spéciale de l’Assemblée nationale qui s’ouvrira mardi prochain s’avère très cruciale pour cette Institution. D’après nos sources, la nomination du futur premier ministre ferait l’objet d’une autre session extraordinaire qui débuterait le mardi 25 février.

RAJAOFERA Eugène

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