Omer Beriziky : Pour un PM bénéficiant de la confiance du président et des bailleurs de fonds



Jacaranda
 Pour éviter le clash dans la nomination du futur PM, le futur Ex propose la concertation entre le Mapar et le président de la République.
Pour éviter le clash dans la nomination du futur PM, le futur Ex propose la concertation entre le Mapar et le président de la République.

Le Premier ministre de la Transition n’a pas regretté ses deux ans de passage à la tête du gouvernement d’union nationale malgré les difficultés qu’il a rencontrées dans l’accomplissement de ses tâches.            

La dernière rencontre avec la presse d’Omer Beriziky en tant que Premier ministre de la transition s’est tenue hier à Mahazoarivo. Une occasion pour lui de faire le bilan de ses deux ans de passage à la tête du gouvernement d’union nationale. « La perfection n’est pas de ce monde, certes, mais j’ai accompli beaucoup de choses et j’arrive maintenant au terme de ma mission. », a-t-il souligné. Une occasion également pour Omer Beriziky de s’exprimer sur les sujets chauds du moment. Sur le profil du futur PM, le futur ex-PM de réitérer : « Une personnalité qui  se soucie de l’intérêt général des Malgaches et non de ses intérêts particuliers, qui a la compétence et l’expérience requises, qui bénéficie de la confiance de nos partenaires techniques et financiers internationaux, capable de discuter et de négocier avec ces derniers ; et surtout un Premier ministre qui a la confiance du président de la République car il sera là pour exécuter le programme de ce dernier. Le futur chef du gouvernement devrait aussi avoir de l’abnégation et de la sagesse.» Interrogé sur une éventualité selon laquelle le nom proposé par le Mapar ne conviendrait pas au président Hery Rajaonarimampianina, Omer Beriziky a renvoyé la question à son conseiller spécial Imbiki Anaclet qui était à ses côtés lors du petit déjeuner de presse d’hier.

Concertation. Selon ce conseiller spécial du Premier ministre et ancien ministre de la Justice, l’article 54 de la Constitution autorise à la majorité parlementaire de présenter le nom du Premier ministre pour être nommé par le président de la République. « Mais, il ne faut pas oublier non plus que le président de la République a été élu aux suffrage universel direct sur un programme bien déterminé, donc il a ses mots à dire si le nom présenté par la majorité ne lui conviendrait pas. », a précisé Imbiki Anaclet sans avoir cependant affirmé que le président de la République a le pouvoir souverain de nommer le Premier ministre qu’il veut. Pour concilier les deux vérités, le conseiller spécial du Premier ministre propose la concertation et le rapprochement entre le Mapar et le président de la République pour trouver une personnalité de consensus. En tout cas, indépendamment de la majorité que détient la plate-forme « Miaraka Amin’i Prezida Andry Rajoelina », le flou persiste sur la légalité de cette plate-forme. Car d’après des analystes politiques, le Mapar n’est ni un parti, ni un groupe de partis légalement constitué tel que précisé dans l’article 5’ de la Constitution.

RAJAOFERA Eugène

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