GPS : 8 députés quittent le groupe



Jacaranda

C’est confirmé. Le Groupe Parlementaire Spéciale (GPS) vient d’être frappé par une scission. Une scission qui aurait été provoquée par la divergence de points de vue entre les 26 députés formant ce groupement, notamment sur la question de la nomination de Premier ministre, mais aussi sur la position que le GPS devrait prendre face au rapport de force qui s’installe au sein de l’Assemblée nationale. Aussi, nos sources ont-elles indiqué que 8 parlementaires issus du GPS ont officialisé leur séparation avec la plate-forme « Miaraka Amin’i Président Andry Rajoelina » (MAPAR). Parmi eux figure le député élu à Toliara II, Elson Bresson. Reste à savoir cependant si ces parlementaires vont renforcer les rangs de la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle (PMP), puisque si c’est le cas, la donne au sein de l’Assemblée nationale va changer avec le MAPAR qui va certainement perdre sa suprématie et son « unilatéralisme ».

Promesses non tenues. Pour l’heure, rien n’est très sûr et rien n’est acquis pour le PMP car il ne faut pas oublier que ces 8 députés qui ont décidé de changer de camp ont signé un accord de collaboration avec le MAPAR. D’autant plus qu’en marge de la cérémonie de clôture de la session spéciale de l’Assemblée nationale qui s’est déroulée vendredi dernier, le président-fondateur du Groupe Parlementaire Spéciale, Jaona Randriarimalala (Jaona Elite) a démenti cette rumeur de scission. « Le GPS reste uni », a-t-il soutenu. Et lui de confirmer au passage que « le GPS reste fidèle au MAPAR ». A noter cependant que Jaona Elite semble avoir perdu son autorité au sein du GPS. En effet, d’après les informations, l’attitude de ce dernier de « faire constamment pression sur les autres membres afin de les forcer de se soumettre à ses décisions personnelles » a provoqué cette division. Les 8 députés démissionnaires auraient également été choqués par les promesses non tenues concernant notamment l’octroi d’argent et de véhicules annoncé durant la période de l’élection des membres du Bureau permanent à Tsimbazaza. En tout cas, avec 8 députés de moins, le MAPAR qui se retrouve avec seulement 67 membres va perdre la majorité numérique à l’Assemblée nationale. Une situation qui rendra certainement plus intéressante le rapport de force lors de la prochaine session parlementaire.

Davis R

Share This Post