Imbiki Anaclet : « L’article 54 ne favorise pas l’entente entre le président et le PM »



Jacaranda
Imbiki Anaclet estime qu’il devrait y avoir une approche consensuelle entre le président de la République et le groupe majoritaire. (Photo d’archives)
Imbiki Anaclet estime qu’il devrait y avoir une approche consensuelle entre le président de la République et le groupe majoritaire. (Photo d’archives)

L’ancien ministre de la Justice de constater que la nomination du Premier ministre est une situation inédite. En effet, l’investiture du président de la République remonte à un mois et demi, pourtant le PM n’a pas encore été nommé. Malgré des noms qui circulent, c’est toujours le suspens.

En marge de la célébration de la journée internationale de la femme que les descendantes d’Eve issues du parti Arema ont tenu également à fêter, avant-hier, à la Rotonde, Imbiki Anaclet a apporté son point de vue sur les affaires nationales. « La nomination du Premier ministre est une situation inédite. Elle n’a pas facilité les choses. Il est temps qu’il y ait entente entre le président de la République et le Premier ministre », a-t-il soutenu. Faisant sans doute allusion au président de la Transition, Andry Rajoelina et le Premier ministre Omer Beriziky où la mésentente a surtout régné.

Politique. L’ancien ministre de la Justice a d’ailleurs fait remarquer que l’article 54 de la Constitution ne favorise pas cette entente. Pourtant a-t-il rappelé que c’est le président de la République qui conçoit la politique générale de l’Etat et c’est le Premier ministre qui se charge de sa mise en œuvre. Ce juriste éminent estime en outre qu’il devrait y avoir une approche consensuelle entre le chef de l’Etat et le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale. Cependant, il a souligné que l’essentiel a été fait avec l’élection du président de la République et la mise en place de l’Assemblée nationale. Il ne reste que le sénat, mais dont la mise en place devrait attendre toutefois les élections territoriales.

Approche genre. Pour en revenir à la célébration du 8 mars, Imbiki Anaclet souhaite que l’approche genre soit une réalité même si la tradition est si forte dans certaines régions du pays. Tout en signalant au passage que la démarche à suivre est que « les femmes soient convaincues que cette approche genre soit effective».

Dominique R.

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