Accord MAPAR- PMP : Christine reste présidente, le BP élargi à 13 Vice-présidents

Cet accord PMP – MAPAR sera débattu au cours de la prochaine session extraordinaire.
Cet accord PMP – MAPAR sera débattu au cours de la prochaine session extraordinaire.

Pour le moment, nous ne savons pas si le MAPAR et la PMP ont également trouvé un accord sur la nomination du Premier ministre.

Les efforts fournis par les parlementaires issus du groupement « Miaraka Amin’i Présida Andry Rajoelina » (MAPAR) et ceux de la « Plate-forme pour la Majorité Présidentielle » (PMP) semblent porter leurs fruits. En effet, de sources concordantes, la situation va se débloquer incessamment, puisque les négociations entre les deux camps ont abouti à un accord qui consisterait notamment à la répartition des sièges à l’Assemblée nationale. Cet accord prévoit le maintien au poste de la présidente de la Chambre basse de Christine Razanamahasoa et l’élargissement du Bureau permanent. Le BP sera composé de 13 vice-présidents, à savoir deux vice-présidents pour chaque Province et un vice-président représentant l’opposition. A travers ce schéma, l’on constate que le MAPAR refuse de céder les postes qu’il a déjà acquis lors des premières élections à Tsimbazaza. Par contre, les parlementaires PMP et la mouvance Ravalomanana auront leurs places au sein du Bureau permanent. Nos sources ont également laissé entendre que cet accord figurera à l’ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement qui pourrait avoir lieu vers la première semaine du mois d’avril. En marge de l’Atelier d’orientation des femmes parlementaires qui s’est tenu hier à l’Hôtel Ibis Ankorondrano, la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa a reconnu indirectement l’existence de cet accord. « Je ne vois aucun inconvénient à l’élargissement du Bureau permanent », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter cependant que « les élections qui ont été organisées à Tsimbazaza étaient conformes à la Constitution et aux procédures légales ».

Coalition. Quoi qu’il en soit, ce projet d’élargissement du Bureau permanent n’est pas encore acquis. Faut-il rappeler que de tel changement nécessite l’adoption d’un nouveau règlement intérieur, puisque le texte actuel prévoit six vice-présidents. Actuellement, on attend la réaction de la Haute Cour Constitutionnelle à la requête pour dissolution du Bureau permanent que les parlementaires membres de la PMP ont déposé à Ambohidahy. Cependant, si l’on se réfère à nos sources, la place de la mouvance Ravalomanana constitue un blocage à la mise en œuvre de cet accord PMP – MAPAR. Les politiciens proches de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina seraient contre une coalition avec les pro-Ravalo. Pour eux, il serait plus logique que cette entité politique reste dans l’opposition. Pour le moment, nous ne savons pas si le MAPAR et la PMP ont également trouvé un accord sur la nomination du Premier ministre. Faut-il noter que ce sujet constitue aussi un blocage à la situation actuelle ?

Davis R

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