Déplacement aux Etats-Unis : Reboza Julien privé de visa



Jacaranda
Considéré comme « putschiste », Reboza Julien n’a pas pu rejoindre hier Washington faute de visa.
Considéré comme « putschiste », Reboza Julien n’a pas pu rejoindre hier Washington faute de visa.

Le vice-Premier ministre en charge de l’Aménagement du Territoire et du Développement n’a pas pu partir hier faute de visa délivré par le gouvernement américain.

Les Etats-Unis ne fléchissent pas sur sa position. Pour le gouvernement américain, les sanctions infligées aux 109 personnalités de l’ancienne HAT (Haute Autorité de la Transition) restent toujours en vigueur. Raison pour laquelle les Etats-Unis, à travers son sous-secrétaire d’Etat adjoint chargé des Affaires africaines, Robert Jackson, s’oppose à l’entrée des « Putschistes » dans le futur gouvernement. Et pas plus tard qu’hier, le vice-premier ministre en charge de l’Aménagement du Territoire et du Développement, en même temps ministre de l’Eau, Reboza Julien, était victime de cette position des Etats-Unis. En effet, au lieu de partir pour Washington dans la nuit d’hier, le vice-premier ministre Reboza Julien n’a pas pu prendre son vol car le gouvernement américain ne lui a pas délivré de visa. Contrairement aux deux membres du gouvernement, à savoir le vice-premier ministre en charge de l’Economie et de l’Industrie Botozaza Pierrot et le ministre des Finances Lantoniaina Rasoloelison, qui assisteront à Washington du 10 au 13 avril 2014 aux réunions de Printemps de la Banque Mondiale.

Autorisation de John Kerry ? Joint au téléphone hier, le vice-premier ministre Reboza Julien ne voulait pas dramatiser la situation. « Je fais partie des 109 personnalités sanctionnées par la communauté internationale. C’est pour cette raison peut-être qu’on ne me donne pas de visa », a-t-il expliqué. D’après le vice-premier ministre Reboza Julien, son visa attendrait l’autorisation du Secrétaire d’Etat américain John Kerry. « J’attends cette autorisation. Si je ne peux pas partir aujourd’hui (hier), je pourrais encore partir demain (aujourd’hui) si on me donne de visa », tempère ce membre du gouvernement proche d’Andry Rajoelina. En tout cas,  le gouvernement des Etats-Unis n’est pas prêt à tourner la page du coup d’Etat de 2009 malgré la tenue d’une élection présidentielle unanimement reconnue par la communauté internationale. Et l’on peut s’attendre à ce que les Etats-Unis n’accordent pas ses financements à un gouvernement qui  sera composé de personnalités impliquées de près ou de loin dans le putsch de 2009.

RAJAOFERA Eugène

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