MAPAR : Au bord de la scission



Jacaranda

Depuis la nomination vendredi dernier du Premier ministre, Kolo Roger, les leaders du groupement politique « Miaraka Amin’i Prezida Andry Rajoelina » (MAPAR) n’ont pas encore exprimé leur position officielle. Une réaction pourtant très attendue dans la mesure où elle s’avère importante pour le rapport de force politique qui pourrait engendrer le nouveau régime. Pourtant, les leaders de cette entité politique n’ont cessé de multiplier leurs réunions en vue de prendre une décision y afférente. Ce fut le cas hier lorsqu’après plusieurs heures de réunion au Roxy Antaninarenina, aucune décision n’a été prise. Après plusieurs heures de longue attente, les membres de la presse venus nombreux ont été priés de quitter le lieu. Les Maharante Jean de Dieu, Augustin Andriamananoro, Christine Razanamahasoa, Tinoka Roberto, Pierre Houlder et consorts ont annulé la conférence qu’ils ont prévue de faire vers la fin de l’après-midi.

Déchéance. En tout cas, des sources proches de ce groupement politique ont fait savoir que la réunion d’hier a surtout été axée sur des débats autour de la discipline du parti. En effet, selon nos sources, les députés  MAPAR envisagent sérieusement de lancer une procédure de déchéance contre Randrianasolo Nicolas (Betroka), Maharamby Ndalana Espérant (Antanambao Manampotsy) et Kathy (Mananjary). Trois parlementaires soupçonnés d’avoir retourné leur veste au profit de la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle. Le député de Betroka qui s’est montré pressé pour déposer son curriculum vitae à l’Hôtel Colbert, a quitté la salle de réunion bien avant la fin. En effet, selon toujours nos sources, ce dernier vise le poste de ministre des Forces armées. Bon nombre d’observateurs estiment actuellement que le MAPAR est au bord de la scission. Les leaders de cette entité politique sont divisés à propos de la formation du gouvernement. Alors que Maharante Jean de Dieu et Augustin Andriamananoro insistent pour adhérer au sein de l’équipe gouvernementale dirigée par Kolo Roger, d’autres têtes pensantes telles que Christine Razanamahasoa optent plutôt pour l’opposition. Cette dernière a annoncé hier que la nomination du Premier ministre est anticonstitutionnelle. « L’article 54 de la Constitution n’a pas été respecté », estime-t-elle. La position officielle du MAPAR sera certainement connue dans les prochaines heures.

Davis R

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