Monima : Pas de chèque en blanc pour le pouvoir !

Jacaranda
Gabriel Rabearimanana (au centre) est le signataire du communiqué du Bureau central du Monima.
Gabriel Rabearimanana (au centre) est le signataire du communiqué du Bureau central du Monima.

Le Bureau central du parti prend acte de la désignation du Premier ministre par le président de la République, tout en faisant remarquer que cette nomination cruciale aurait pu être actée depuis quelques semaines.

Concernant sa position par rapport au régime en place (Président, Premier ministre et gouvernement), le parti de Monja Roindefo tient à préciser « d’une part, qu’il ne s’empressera pas de déclarer une quelconque allégeance qui signifierait un chèque blanc. Et d’autre part, qu’il n’entend pas non plus proclamer une opposition frontale qui serait pur procès d’intention ». Dans un communiqué signé par le secrétaire général du Monima, Gabriel Rabearimanana, le Bureau central saisit l’occasion actuelle pour réaffirmer la position exprimée il y a deux mois par le président national.

Etat de droit.  « Notre parti attend de la part de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui des mesures urgentes et des actes concrétisant la mise en place d’un Etat de droit pour lequel le président de la République s’est engagé urbi et orbi car c’est une condition sine qua non pour développer le pays », selon le Monima. Considérant que les avancées dans ce sens concerneront « le droit de tous à la sécurité, à la santé, à l’éducation, à une justice équitable qui exclut toute impunité notamment à l’égard de ceux qui ont pillé nos richesses en s’adonnant à des trafics illicites (bovidés, pierres précieuses, bois de rose, or…). Le droit au plein emploi qui nécessite un climat des affaires propre et favorable. Le droit à l’information pour la liberté d’opinion et d’expression sous toutes ses formes ».

Souveraineté. Le noyau dirigeant du Monima ne demande qu’à juger les dirigeants actuels sur la base des décisions qu’ils prendront dans ces domaines et sur leurs impacts sur les conditions de vie de la population. « C’est la norme en démocratie », rappelle le Monima. Toujours aussi « jaloux de la souveraineté nationale », il appelle le Président à « préserver sans faillir nos intérêts face à nos partenaires étrangers » et à affirmer notamment la souveraineté de Madagascar sur les îles éparses. Pour sa part, le Monima entend continuer « le combat patriotique qui est le sien depuis des décennies, dans toutes les régions du pays, pour créer les conditions d’un « Madagascar magnifique pour le peuple malgache ».

Recueillis par R. O

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