SeFaFi : Tirs à boulets rouges sur le régime transitoire



Jacaranda
Le porte-parole du SeFaFi, Andriamandranto Ralison, expliquant « la triste fin d’une interminable Transition ». (Photo Nary Ravonjy)
Le porte-parole du SeFaFi, Andriamandranto Ralison, expliquant « la triste fin d’une interminable Transition ». (Photo Nary Ravonjy)

Le SeFaFi a donné un bref aperçu des 11 déclarations qu’elle a faites durant l’année écoulée (de janvier à novembre 2013), lors d’une conférence de presse qu’il a tenue, hier, au centre de presse à Antsakarivo. Le recueil dresse un tableau peu reluisant du régime transitoire. Tirant à boulets rouges sur ce dernier. L’observatoire de la vie publique de constater « la triste fin d’une interminable Transition ». Cet observatoire n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer les quatre ans et demi du régime transitoire. « Les scandales se sont multipliés, sans qu’aucun responsable Etatique ne daigne y mettre un terme. Le fait majeur, qui stigmatisera la Transition dans l’histoire du pays, restera le trafic massif et juteux du bois de rose. Acteurs ou complices, le président, les Premiers ministres successifs, les ministres et les administrations concernées, tous y ont participé, ou se sont tus ».

Goût du pouvoir. Et d’enfoncer le clou, « pour que la classe politique se résigne à organiser les élections de fin de Transition en 2013, le SeFaFI s’est efforcé d’en clarifier les enjeux et d’en accélérer le processus. Mais la raison des ces atermoiements est simple, obnubilés par le goût du pouvoir et la passion de l’argent, les plus hauts responsables malgaches ne se préoccupent ni du sort de leurs concitoyens, ni de l’avenir de leur pays. Ces tares sont apparues dans les approximations du processus électoral, lors des dépôts de candidature, avec les errements de la Cour Electorale Spéciale et dans la débauche des moyens financiers déployés pendant les campagnes électorales ». Par ailleurs, sur la situation actuelle, l’observatoire de la vie publique de déplorer que les politiciens évitent de se positionner en tant qu’opposants. Pourtant, a-t-il dit, on a besoin d’une opposition crédible. Ce qui n’est pas le cas pour le moment. Mais cela n’est pas à écarter dans les jours à venir. Bref, le SeFaFi estime que le pays n’est pas encore sorti de l’auberge.

Dominique R.

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