« Maherifon’ny Firenena 2009 » : Pour la libération des détenus politiques

Les familles des victimes espèrent que leurs proches vont sortir avant la tenue de la réconciliation nationale. (Photo Nary Ravonjy)
Les familles des victimes espèrent que leurs proches vont sortir avant la tenue de la réconciliation nationale. (Photo Nary Ravonjy)

Le président de cette association Jean-Louis Rasolofoarimanana estime qu’il y avait des pressions quelque part, qui font que ces détenus politiques croupissent toujours dans les prisons. Elle espère que le nouveau régime va se pencher davantage sur le cas de ces victimes de la Transition.

L’association «Maherifon’ny firenena 2009 » a tenu une conférence de presse, hier, au restaurant Fanantenana, pour expliquer la situation des détenus politiques. Selon son président Jean-Louis Rasolofoarimanana, l’on a recensé actuellement 16 détenus politiques dont 11 militaires et 5 civils. Ils ont été incarcérés à la maison de force de Tsiafahy et à la maison centrale d’Antanimora concernant les affaires BANI, FIGN, RFI, bombes artisanales et 7 février. Et qui ont eu lieu toutes durant la Transition. L’association attend ainsi du régime actuel, pour qu’il procède à la libération de ces détenus politiques. Tout en remerciant au passage les tenants du pouvoir pour avoir libéré 4 détenus politiques le 29 avril mais qu’il en reste encore 16 à croupir en prison.

Années de souffrance. Des familles de ces détenus ont été présentes, lors de cette rencontre avec la presse. Il s’agit, entre autres, des filles du général Raoelina et du lieutenant-colonel Coutiti, des épouses de Fikisy, du colonel Andriamihoatra et du général Raoelina. Elles ont notamment parlé des années de souffrance qu’elles ont dû subir durant tout ce temps et qui ne sont pas encore près de se terminer tant sur le plan moral que financier. Elles invitent ainsi le pouvoir central à se pencher davantage sur le cas de ces 16 détenus politiques.

Dominique R.

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