Sécurisation dans le Sud : Départ d’une troupe d’élites de l’Armée reporté après le 26 juin

Les éléments d’élites de l’Armée suivront une formation par Corps jusqu’à leur départ.
Les éléments d’élites de l’Armée suivront une formation par Corps jusqu’à leur départ.

La situation dans le Sud sera débattue à l’Assemblée nationale ce jour au cours d’une réunion en Commission plénière.

Prévu quitter Antananarivo hier soir, l’équipe d’intervention de l’Armée malagasy qui devait poursuivre la mission de sécurisation dans le Sud est finalement resté. Le départ a été annulé. « Une décision d’annulation de mission prise en haut lieu », a-t-on indiqué. En effet, selon des sources proches des Forces armées, environs 200 éléments d’élites issus du 1er Régiment de Transmission et de Soutien (RTS) Fiadanana, du Régiment d’Artilleries Lourdes (RAL) Imerintsiatosika, du 1er Régiment des Forces d’Intervention (RFI) Ivato et de l’Etat-major de l’Armée Malagasy, en raison de 50 militaires par Corps, composent cette nouvelle équipe d’intervention qui devait poursuivre la mission de sécurisation des zones frappées par les attaques des dahalo. Selon nos sources, cette troupe d’élites ne quittera Antananarivo qu’après le 26 juin. Pourtant, certains militaires composant cette équipe ont déjà été aperçus sur le point de ralliement à Fiadanana hier. D’après les explications, ils suivront une formation par Corps jusqu’à leur départ. Ils, ce sont ces quelques 200 éléments d’élite de l’Armée malagasy qui, selon nos sources, doivent encore participer au défilé militaire du 26 juin.

« Trop laxiste ». Pour l’heure, on ne sait pas les motifs exacts de l’annulation ou de l’ajournement (c’est selon) de cette mission. La question est donc de savoir pourquoi ces éléments, pourtant considérés comme les meilleurs de leur Corps respectifs, ont besoin de formation à ce moment où la situation est devenue très tendue dans les Régions Androy et Anosy ? Quid également de la sécurité de la population locale dont certains ont dû quitter leur village à cause des affrontements. Ce jour, la question de l’insécurité dans le Sud figure à l’ordre du jour de la Commission plénière qui aura lieu à l’Assemblée nationale. Faut-il rappeler qu’actuellement, un projet de motion de censure contre le gouvernement Kolo Roger plane dans l’air du côté de Tsimbazaza. Les députés reprochent à l’Exécutif d’être « trop laxiste » face à la recrudescence de l’insécurité dans le Sud.

Davis R

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