Détenus politiques : Botozaza répond à l’appel de leurs familles

L’ancien vice-premier ministre n’a pas oublié les détenus politiques.
L’ancien vice-premier ministre n’a pas oublié les détenus politiques.

L’ancien vice-premier ministre Botozaza Pierrot a répondu samedi dernier à l’appel de détresse lancé par les familles de 16 détenus politiques qui croupissent toujours en prison malgré la promesse de réconciliation nationale du président Hery Rajaonarimampianina. Ce baron du TIM et de la mouvance Ravalomanana a remis un sac de riz de 50 kg et une enveloppe de 150 000 fmg à chaque famille. L’ancien VPM a également fait don de 1,5 kg de riz à chacune des 233 personnes âgées fidèles au meeting quotidien de Magro. Les familles des détenus politiques dont celles de Coutiti, du Général Raoelina et du Col Charles Andrianasoavina étaient venues au Magro samedi pour la réception de ces dons. « Je me sens encore responsable. Quand nous étions dans le gouvernement, nous n’avons pas pu accomplir nos missions dont le retour du président Marc Ravalomanana, la libération des prisonniers politiques et la réouverture des stations audiovisuelles fermées. Mon action d’aujourd’hui (NDLR : Samedi) s’inscrit dans la continuation de notre lutte. Même si la IVe République, fondée sur l’Etat de droit et la réconciliation nationale a été mise en place, Il serait injuste, inique et arbitraire de laisser nos proches en geôle et ce à cause d’une injustice aberrante », a expliqué Botozaza Pierrot.

Esprit de solidarité. Parlant des détenus politiques, Botozaza Pierrot de souligner : « Des personnalités, de simples citoyens ainsi que des militaires ont été indûment et injustement jetés en prison, avec des motifs fallacieux et des procédures accusatoires expéditives. Jusqu’à présent, ces prisonniers politiques n’ont bénéficié ni des dispositions de la Feuille de route devenue une loi s’imposant à tous, ni des mesures de clémence et de réconciliation nationale (Grâce, amnistie ; effacement et/ou cessation de toute poursuite et condamnation).C’est dans l’esprit de solidarité que je suis présent aujourd’hui (NDLR : samedi) au Magro pour apporter des aides aux familles des détenus politiques afin d’apaiser leur souffrance physique aussi bien par nos présences et nos prières que par nos requêtes auprès des autorités politiques et judiciaires afin de revoir les procédures y afférentes dans le dessein de les faire libérer ». A propos de la libération des détenus politiques dont la plupart, pour ne pas dire tous, font partie de la mouvance Ravalomanana, Botozaza Pierrot d’indiquer : « Nous comprenons que la route vers leur libération n’est pas facile. Nous savons bien qu’aucun de nous en agissant seul ne peut réussir. Pour les libérer, nous devons agir ensemble comme un peuple uni avec l’aide du régime en place. »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

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