Assemblée nationale : Dissensions au sein du Bureau permanent

Ce conflit latent entre le président Jean Max et Siteny risque de renforcer l’instabilité à Tsimbazaza.
Ce conflit latent entre le président Jean Max et Siteny risque de renforcer l’instabilité à Tsimbazaza.

Ce conflit sur fond de tribalisme risque de renforcer l’instabilité de cette Institution.

Même en intersession parlementaire, le Bureau permanent de l’Assemblée nationale ne cesse de faire parler de lui. Après la première session ordinaire dont le déroulement a été entaché par des rumeurs de détournement d’une somme de 720 000 000 d’Ariary retirée du Programme d’Investissement Public (PIP), qui devait pourtant être utilisée pour les travaux de réhabilitation des infrastructures à Tsimbazaza, pour payer les indemnités des députés. Désormais, une affaire de conflit interne frappe de nouveau l’équipe du président Jean Max Rakotomamonjy. En effet, de sources bien informées, la question de la nomination du deuxième ordonnateur de crédit au sein de l’Assemblée nationale est actuellement à l’origine de dissensions au sein du Bureau permanent, notamment entre le président Jean Max Rakotomamonjy et le Questeur I, Siteny Randrianasoloniaiko. Après les rumeurs de détournement et de mauvaise gestion à Tsimbazaza, ce dernier a été démis de sa fonction de gestionnaire de crédit. Un poste que le numéro Un de la Chambre basse aurait confié au Vice-président représentant la Province d’Antsiranana, Freddy Mahazoasy.

Gestion tribaliste. Actuellement, le député de Toliara I hausse le ton. Il reproche à Jean Max Rakotomamonjy de vouloir imposer une gestion tribaliste à l‘Assemblée nationale. Faut-il rappeler que le président de la Chambre basse est aussi natif de la Province d’Antsiranana. Quoiqu’il en soit, ce conflit sur fond de tribalisme risque de renforcer l’instabilité de cette Institution. Durant la première session ordinaire, parallèlement aux menaces de motion de censure contre le gouvernement Kolo Roger, des rumeurs de dissolution de l’Assemblée ont également circulé du côté de Tsimbazaza. Par ailleurs, la plupart des parlementaires commencent à contester ce Bureau permanent dont la mise en place est considérée par certains observateurs comme « n’ayant pas été conforme aux principes démocratiques ». Certainement, ce conflit latent entre le président et le Questeur I de l’Assemblée sera remis sur le tapis au cours de la session extraordinaire du Parlement qui devrait avoir lieu d’ici quelques semaines. Histoire à suivre.

Davis R

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