Incarcération de journalistes : Jean Max Rakotomamonjy appelle au dialogue

Jean Max Rakotomamonjy opte pour l’apaisement et la réconciliation. (Photo : Kelly)
Jean Max Rakotomamonjy opte pour l’apaisement et la réconciliation. (Photo : Kelly)

Midi : Que pensez-vous de la concertation nationale sur la décentralisation qui s’est déroulée à Ivato ?

Jean Max Rakotomamonjy : « C’est une concertation très attendue depuis belle lurette dans la mesure où jusqu’ici, la décentralisation n’a aucune répercussion sur le social de la population. C’était une occasion pour recueillir les avis de toutes les forces vives de la Nation sur la question. J’estime que c’est important d’élaborer les textes et de régler tous les détails avant de procéder à des élections. A l’Assemblée nationale, nous sommes déjà prêts à prendre nos responsabilités en vue d’adopter une nouvelle loi sur la décentralisation. Nous attendons désormais que le gouvernement appelle une session extraordinaire du Parlement, axée sur cette question mais aussi, sur l’adoption de la Loi de Finances Rectificative ».

Midi : Les informations qui circulent ces derniers temps annoncent l’existence d’un malaise au sein du Bureau permanent de l’Assemblée, est-ce que cela existe réellement ?

JMR : « C’est faux. Il n’y a pas du tout de malaise à l’Assemblée nationale. C’est normal qu’il y a des divergences de points de vue, car le Bureau permanent est composé de politiciens issus de différentes tendances politiques. Je tiens à signaler cependant que la collaboration se déroule normalement. Le Règlement intérieur prévoit que c’est le président de l’Assemblée qui est l’ordonnateur principal des crédits, toutefois, en cas d’absence du président, il peut déléguer cette responsabilité à un autre membre du BP. Jusqu’ici, le Questeur I occupe toujours ses fonctions en tant que gestionnaire du budget et du personnel ».

Midi : Votre point de vue concernant la situation économique actuelle engendrée notamment par la hausse du prix des carburants ?     

JMR : « Le pays vient de traverser une crise. Pour redresser l’économie, tout le monde devrait contribuer aux actions de développement. C’est pourquoi nous avons avancé différentes propositions concernant notamment la lutte contre l’insécurité et contre les trafics illicites des ressources naturelles durant la première session ordinaire. Nous avons également proposé au gouvernement des mesures d’urgence se rapportant à la création d’emplois, au tourisme et au développement du secteur privé ».

Midi : Que pensez-vous des foyers de tension actuels provoqués entre autres, par l’arrestation des deux journalistes du quotidien Madagascar Matin et la grève des étudiants ?

JMR : « L’apaisement est important. D’ailleurs, le président Hery Rajaonarimampianina a toujours opté pour l’apaisement et la réconciliation nationale. Touts le monde devrait fournir des efforts dans ce sens. L’heure est actuellement au redressement du pays. A mon avis, le dialogue constitue l’unique solution. Pour ma part, je ne peux pas blâmer qui que ce soit. Le journalisme étant un métier difficile. Cependant, la liberté a des limites. Il convient de laisser à la Justice de décider sans pression et en toute indépendance ».

Propos recueillis par Davis R

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