Session extraordinaire de l’Assemblée: Les députés divisés sur le cas d’Antananarivo

Les députés divisés sur le cas d’Antananarivo
Les députés divisés sur le cas d’Antananarivo

Les nouveaux découpages territoriaux risquent de raviver la tension entre les différentes formations politiques à Tsimbazaza.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’ouvre aujourd’hui à Tsimbazaza. Au menu de cette session extraordinaire figurent 12 projets de loi à adopter en 12 jours. Ce qui n’est pas réaliste car parmi ces projets de loi, il y a le projet de loi organique sur les Collectivités Décentralisées dont l’adoption nécessite au moins 15 jours selon la Constitution. S’il faut donc se conformer aux dispositions de la Loi fondamentale, il faut une autre session extraordinaire après 12 jours. Un autre coup dur pour les délais légaux nécessaires à l’organisation d’une élection fiable et crédible. En tout cas, les débats sur les nouveaux découpages territoriaux, notamment celui relatif au cas d’Antananarivo-Renivohitra, s’annoncent houleux à l’Assemblée nationale au cours de cette session extraordinaire. Les députés sont divisés sur la question. Des députés de la Mouvance Ravalomanana dénoncent la tentative du Pouvoir de morceler la Capitale pour torpiller l’hégémonie du camp de l’ancien président.

Statut particulier. Par contre, pour les partisans du découpage d’Antananarivo-Renivohitra en six mairies dont une par Arrondissement, la logique va remporter à Tsimbazaza. Pour eux, c’est le moment de changer. « Il faut oser dire qu’un maire au-dessus de six chefs de district n’est pas normal administrativement parlant. », soutiennent-ils. Ces députés de rappeler que dans la Capitale, il y a six districts et au-dessus de ces districts, il y a une Commune. En tout cas, à l’instar de Nosy-Be et de Sainte-Marie, Antananarivo est doté d’un statut particulier. Remettre en cause l’actuel découpage, c’est remettre en cause ce statut particulier de la Capitale. Quoi qu’il en soit, les débats sur le nouveau découpage d’Antananarivo-Renivohitra risque de raviver la tension politique à Tsimbazaza. Le cas d’autres communes urbaines ferait l’objet de houleux débats. Les députés des partis politiques qui présenteront des candidats aux prochaines Communales ne se laisseront pas faire devant les tentatives d’opérer de nouveaux découpages territoriaux à des fins électoralistes.

RAJAOFERA Eugène

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