Retour de Ravalomanana : Le Pouvoir menace de dévoiler l’accord de Sandton

Jacaranda
Pour contrer les déclarations de Marc Ravalomanana, le président Hery Rajaonarimampianina se verrait obligé de dévoiler ce qui aurait été conclu à Sandton.
Pour contrer les déclarations de Marc Ravalomanana, le président Hery Rajaonarimampianina se verrait obligé de dévoiler ce qui aurait été conclu à Sandton.

L’ancien président Marc Ravalomanana est décidé à retirer son soutien au régime en place malgré les calculs politiques de certains des dirigeants du TIM.

Le silence du pouvoir sur les récentes déclarations de Marc Ravalomanana relatives à son retour au pays ne durera pas. Des pro-Rajaonarimampianina se préparent en ce moment à dévoiler au grand jour l’accord de Sandton (Afrique du Sud), un accord qui a eu lieu le 24 mai 2014 entre l’actuel président Hery Rajaonarimampianina et l’ancien chef de l’Etat Marc Ravalomanana. Les partisans de ce dernier accusent le pouvoir de violer l’accord tandis que le camp d’en face reproche à l’exilé d’Afrique du Sud de s’impatienter contrairement à l’esprit de ce qui a été conclu à Sandton. En tout cas, l’accord est en danger. Marc Ravalomanana menace de le rompre s’il ne l’a pas déjà rompu. Dans une sorte de droit de réponse qu’il a adressé au journal américain « The New York Times », en réponse à l’éditorialiste Thomas Friedman, l’ancien président a été affirmatif : « Malheureusement, je suis maintenant dans l’obligation de retirer mon soutien (NDLR : soutien au régime de Rajaonarimampianina) ». L’ancien président ne se contente pas de retirer son soutien. Il est allé jusqu’à mener sur le plan international une croisade contre le régime en place. « Gardez les sanctions et n’étendez pas les opportunités à ce gouvernement jusqu’à ce que la feuille de route de la SADC soit pleinement réalisée, jusqu’à ce que le gangstérisme politique soit éradiqué (…) »

Symptôme Raharinaivo. A l’allure où vont les choses et à bien analyser les déclarations faites avant-hier par le président national du TIM Razoarimihaja Solofonantenaina, on s’achemine vers l’énième clash de la mouvance de l’ancien président. Le symptôme Raharinaivo se profile à l’horizon. En effet, en 2010, en contrepartie de leur « trahison » envers leur patron politique Marc Ravalomanana, Raharinaivo Randriantoandro et consorts ont été placés dans les différentes institutions de la transition d’Andry Rajoelina. Raharinaivo a été « élu » président du Congrès de la transition (CT) tandis que certains de ses lieutenants ont été nommés dans le gouvernement. Quatre ans après, en arrondissant les angles après les fermes déclarations de Marc Ravalomanana, des dirigeants du TIM tentent actuellement d’appliquer la « recette Raharinaivo » pour avoir des miettes au sein du régime.  D’ailleurs, le président de la République a un quota au sein du Sénat. En tout cas, l’ancien président Marc Ravalomanana, dans son « droit de réponse » au journal « The New York Times », d’enfoncer le clou : « Malgré la feuille de route préconisant mon retour inconditionnel dans mon pays, sous prétexte d’une amnistie dont je n’ai pas besoin, je suis bloqué en Afrique du Sud. Mon passeport a été confisqué pour des charges factices, qui ont, soit dit en passant, déjà été annulées par des organismes internationaux tels que Amnesty International, et le nouveau président cherche activement à bloquer mon retour. »

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

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