Assemblée nationale : Grogne des militaires, gendarmes et policiers

La grogne monte actuellement du côté de l’Assemblée nationale. En effet, les éléments des Forces armées et de la Police nationale détachés au niveau de cette Institution haussent le ton face au non paiement de leurs indemnités de mission. D’après les informations, depuis l’époque du Congrès de la Transition en 2013 et jusqu’alors, les militaires, les gendarmes et les policiers travaillant à Tsimbazaza n’ont pas reçu leurs indemnités de déplacement. Ces derniers sont généralement envoyés dans les régions pour accompagner les parlementaires en tant que garde du corps, parfois, ils assurent la sécurisation des immeubles de la Chambre basse installés en Provinces, en l’occurrence de la Résidence à Toliara, dans la région Atsimo Andrefana. Pour l’heure, nous n’avons pu obtenir aucune information sur le montant exact des indemnités journalières que ces éléments des Forces armées et de la Police nationale devraient percevoir. Nous avons juste appris que l’actuel Bureau permanent de l’Assemblée nationale refuse de payer ces arriérés, en avançant que le budget disponible actuellement à Tsimbazaza n’est pas suffisant pour supporter les dettes laissées par le Congrès de la Transition. Quid alors des principes de continuité de l’Etat ? Il convient de noter cependant qu’au niveau de l’Administration publique en général, le paiement des indemnités de mission des agents de l’Etat doit suivre une longue procédure s’étalant parfois jusqu’à plusieurs mois. Questionné à ce sujet, un des membres du Bureau permanent de l’Assemblée nationale a laissé entendre que les militaires, les gendarmes et les policiers à Tsimbazaza percevront leurs indemnités impayées d’ici le mois de novembre.

Davis R

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