Réconciliation nationale : Le FFKM pourrait jeter l’éponge

Prévue avoir lieu le week-end dernier, la rencontre entre les quatre chefs d’Eglises membres du FFKM et l’ancien président Marc Ravalomanana n’a finalement pas eu lieu. C’est ce qu’a déclaré hier un des leaders de la mouvance politique de « Dada ». Mgr Samoela Jaona Ranarivelo, Mgr Odon Marie Razanakolona, Pasteur Lala Rasendrahasina et Docteur Rakoto Endor Modeste ne se sont pas rendus à l’Amirauté d’Antsiranana où l’ancien exilé d’Afrique du Sud est assigné en résidence surveillée depuis le 13 octobre. Pour l’heure, nous n’avions pas pu confirmer si la rencontre a été annulée ou simplement reportée. Reste à savoir également si les chefs d’Eglise ont pu obtenir une autorisation de visite émanant des autorités. A noter que l’accès à l’Amirauté est strictement interdit même aux proches de Ravalo. Hier, une source proche de la SEFIP, la branche en charge de la vie politique au sein du FFKM a fait savoir que les chefs d’Eglise poursuivent leurs efforts dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

Consultations. Actuellement, les consultations des chefs de file des mouvances politiques sont en cours. Faut-il rappeler que les chefs d’Eglise ont déjà rencontré les anciens présidents Didier Ratsiraka et Zafy Albert. Une entrevue avec le président de la République Hery Rajaonarimampianina figure également dans leur agenda. « Elle aura lieu incessamment », a-t-on appris. Et ce, bien que l’actuel numéro Un d’Ambohitsorohitra ait déjà annoncé qu’il refuse d’être traité au même titre que les 4 ex-présidents, puisqu’il n’est pas concerné par les troubles politiques qui se sont succédé au pays. Hery Rajaonarimampianina estime en effet qu’il ne figure pas parmi les éléments à réconcilier. Il prévoit au contraire de diriger le processus de réconciliation. Face à ces positions inconciliables des acteurs politiques, la tâche s’avère difficile pour les chefs d’Eglises membres du FFKM. Hier, notre source au sein de la SEFIP a laissé entendre que les chefs d’Eglise n’entendent pas insister, ni faire un forcing pour diriger le processus de réconciliation. « Si leur notoriété est remise en cause, ils vont se décrocher pour laisser la place à d’autres entités », a-t-on martelé. En quelque sorte, les leaders du FFKM pourraient jeter l’éponge face aux pressions et aux attaques lancées par des politiciens, même si pour le moment, ils ne perdent pas la foi. A en croire à notre source, les chefs d’Eglise vont quitter le processus de réconciliation au cas où il serait confié à la Présidence ou à une autre entité.

Davis R

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