Jean-Marc Koumba : Victime des douleurs au dos

Jacaranda
Koumba commence à ne plus supporter les conditions de sa détention.
Koumba commence à ne plus supporter les conditions de sa détention.

Malgré les cris et les appels lancés par son épouse et ses petits enfants, le germano-gabonais passera en prison les fêtes de fin d’année.

L’ancien garde du corps commence à ne plus pouvoir supporter les conditions de sa détention à la prison d’Antsiranana. D’après sa femme, Jean-Marc Koumba souffre depuis hier des douleurs au dos, aux articulations et aux muscles. Selon Mme Lila Koumba, ce malaise est dû au fait que le sportif de haut niveau est condamné à rester pratiquement immobile pendant près de deux mois maintenant, « mis à part les deux, trois pas qu’il fait pendant la sortie quotidienne sous un petit préau tellement sale qu’il en perd toute envie de s’y déplacer ». L’explication de la femme de Jean-Marc Koumba semble démentir la déclaration faite avant-hier par le secrétaire général du ministère de la Justice qui a affirmé que l’ancien garde du corps et les quatre employés de l’ACM bénéficient d’un traitement de faveur dans la prison d’Antsiranana.

49e jour. Jean-Marc Koumba et les quatre employés de l’Aviation Civile de Madagascar passent leur 49e jour aujourd’hui à la prison d’Antsiranana. Contrairement à celui de l’ancien président Marc Ravalomanana, leur cas semble connaître une évolution depuis l’intervention (pour le cas de Jean-Marc Koumba) de l’ambassadeur d’Allemagne à Madagascar. Malgré les vacances judiciaires qui débuteront le 15 décembre prochain pour se terminer le 15 janvier 2015, la justice continuera à traiter le dossier Koumba. Chose curieuse, le secrétaire général du ministère de la Justice Charles Andriamiseza a déclaré que la justice n’a rien à voir jusqu’ici dans le cas de l’ancien président alors qu’elle a placé sous mandat de dépôt Jean-Marc Koumba et les quatre employés de l’ACM. Or, Marc Ravalomanana et ces derniers sont impliqués dans la même affaire. Pourquoi une mesure administrative pour un « auteur principal » et une décision judiciaire pour les complices ?

Recueillis par R. Eugène

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