Ex-détenus politiques : Réintégration incertaine

Le Service de la Communication auprès de la Présidence de la République a publié un communiqué comportant quelques précisions à propos du décret n° 2014-1941 du 24 décembre 2014, portant grâce présidentielle au profit des détenus politiques. Selon le communiqué, cette mesure concerne uniquement les personnes ayant été incarcérées suite aux évènements 2002, aux affaires BANI, FIGN, et à la première mutinerie qui s’est produite au 1er RFI, ainsi qu’aux affaires 7 février et bombes artisanales. Pour leur part, ceux qui ont déposé un recours en appel ou en cassation disposent d’un délai de 2 mois pour retirer leur requête. La Présidence de la République recense 8 détenus comme étant les principaux bénéficiaires de cette grâce présidentielle. 4 d’entre eux ont déjà recouvré la liberté le 24 décembre, à savoir le Général Raoelina Jean Heriniaina, le Colonel Raymond Randrianjafy, Saorany Rabevolombava et Andrianantenaina Razakasoa. Il ne reste donc plus que quatre. Par contre, leur réintégration reste incertaine. Les Chefs militaires devraient apporter des éléments d’éclaircissement sur la question. Et ce, dans la mesure où selon le communiqué, « cette décision présidentielle n’aura aucune répercussion sur les peines déjà prononcées ». La question est de savoir si avec un casier judiciaire comportant leurs condamnations, les ex-détenus politiques pourront reprendre leurs activités au sein de la Grande muette. Toutefois, selon la Présidence, les intéressés peuvent demander la révision de leur procès.

Davis R

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