Refus d’affectation : Mise en garde de l’Etat-major contre les ex-FIS

Trois mois, ou enfin presque, après avoir été notifiés de leur affectation dans les régions, bon nombre des éléments de la Force d’Intervention Spéciale (FIS) n’ont pas encore rejoint leur nouveau poste. A noter pourtant que la décision a déjà été prise au niveau de l’Etat-Major Général de l’Armée Malagasy au début du mois d’octobre 2014. A noter qu’une quinzaine d’éléments sont concernés par cette décision. Ils vont être répartis entre autres, à Mahajamba, Bekily, Sampoina Ambovombe Androy, Vavatenina, Mananara Nord, Toliara, Fort Dauphin, Manakara, Nosy Varika, Sainte Marie, Belo sur Tsiribihina et Antsiranana. Ils sont tous, issus de l’Armée. D’après les informations, les gendarmes et les policiers ayant été mutés au sein de la FIS durant la période transitoire ne sont pas concernés par cette décision considérée dans les rangs des militaires comme une « affectation disciplinaire contre tous les Officiers et Sous-officiers pro-Rajoelina ». Considérant cette situation comme un « refus d’obéissance hiérarchique », l’Etat-Major aurait lancé une mise en garde contre les concernés. Ils risquent en effet d’être considérés comme des déserteurs.

Sanctions. Convoqués à Andohalo la semaine dernière, ces anciens membres de la FIS auraient reçu une menace de sanctions disciplinaires de la part d’un haut responsable militaire, « un ancien Chef de Corps qui vient d’être promu Général de Brigade », selon toujours nos sources. L’entretien de quelques minutes se serait vite transformé en altercations. Pourtant, d’après les explications, les ex-FIS ne refusent pas de se rendre dans leur lieu d’affectation. Cependant, ils exigent que l’Armée prenne en charge les frais de déplacement et d’installation de leur famille. Ils réclament également le paiement de leurs primes et indemnités d’affectation, avant de quitter Antananarivo. Il convient de rappeler que depuis l’accession au pouvoir du président Hery Rajaonarimampianina, la plupart des anciens gardes du corps du président de la Transition, Andry Rajoelina et plusieurs éléments d’élites ayant composé la Force d’Intervention Spéciale ont été mutés au Bataillon de la Garde présidentielle à Iavoloha. Jusqu’ici donc, et ce, face à cette menace à peine voilée de l’Etat-Major, leur situation au sein de l’Armée reste incertaine.

Davis R

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