DG du Bianco : « Nous connaissons les auteurs du trafic illicite du bois de rose »

Jacaranda
Le DG du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, va-t-il enfin faire des révélations sur le trafic illicite de bois de rose ?
Le DG du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, va-t-il enfin faire des révélations sur le trafic illicite de bois de rose ?

Un atelier de pré-validation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption s’est tenu, hier, au Carlton. Il a été placé sous l’égide d’un comité de pilotage composé du Bianco, du CSI et du ministère de la Justice, avec l’appui technique et financier du PNUD.

Le Directeur Général du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, a reconnu l’impact néfaste de la corruption dans le pays. « La corruption gangrène tous les secteurs de la vie publique. Il faut mettre en place un système plus performant avec des hommes compétents ». Il s’est référé d’ailleurs aux récentes déclarations du Premier ministre qui a prôné la tolérance zéro pour cette forme de déchéance qui mine la société. Mais cela nécessite des moyens financiers, a-t-il indiqué. Toujours est-il que le PNUD se dit prêt à apporter son concours (lire article par ailleurs). Concernant le trafic illicite du bois de rose, le DG du Bianco de déclarer : « nous connaissons leurs auteurs ». Il a tenu toutefois à souligner qu’« il faudrait avoir de preuves solides. Nous sommes actuellement en train de procéder à des enquêtes ». On s’attend ainsi à des révélations. Mais l’on se demande si cette fois-ci, de gros bonnets sont pris dans les filets du Bianco ? En outre, ce magistrat de premier grade estime qu’« il faudrait restructurer la chaîne pénale ».

Bureau de coordination. La ministre de la Justice, Noëline Ramanantenasoa, est également du même avis que le DG du Bianco, concernant notamment la corruption. « C’est une priorité tant pour le Plan National de Développement que pour la Politique Générale de l’Etat ». La ministre de rappeler que la lutte contre la corruption remonte à 2004. A propos de son Département, elle s’est félicitée que le concours d’entrée à l’ENMG n’ait pas connu d’irrégularités. « Seuls les méritants ont été admis à cette école », a-t-elle soutenu. Tout en soulignant au passage, la mise en place d’un bureau de coordination portant sur l’inspection et le contrôle de toutes les juridictions du pays. Est-ce pour dire que son ministère bouge pour éradiquer ce fléau qui ronge le pays ?

Dominique R.

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