DGPN : Joachim Rajaobelina promu Contrôleur général

Le nouveau DGPN compte une « étoile » de plus sur ses épaulettes.
Le nouveau DGPN compte une « étoile » de plus sur ses épaulettes.

Nommé Directeur Général de la Police Nationale (DGPN) le 11 février dernier, le Commissaire Divisionnaire Joachim Rajaobelina vient d’être promu au grade de Contrôleur général de Police.

Il s’agit d’un avancement à titre exceptionnel prévu par l’article 40 du statut général autonome des fonctionnaires de Police « pour acte de bravoure ou services rendus à la Nation ». Dans le cas d’espèce, l’avancement du nouveau DGPN est certainement dû à ses 21 ans de service au sein de la Police. Sans doute que cela est aussi justifié par le fait qu’il serait assez délicat pour les « 2 étoiles » qu’il était, de commander des « 3 étoiles ». D’où son avancement à titre exceptionnel pour qu’il ne soit pas gêné devant les contrôleurs généraux qui sont légion dans les rangs de la Police. Et ce, quand bien même la fonction primerait sur le grade. Un principe en vertu duquel il ne serait tenu de se mettre au garde-à-vous que devant son supérieur hiérarchique direct, le ministre de la Sécurité Publique Blaise Richard Randimbisoa. Lequel a également bénéficié, en janvier dernier, d’une promotion à titre exceptionnel au grade d’Inspecteur général car il lui manquait effectivement un échelon pour un avancement normal.

Proportion. A l’instar du nouveau DGPN dont les « 3 « étoiles » n’auront pas à pâlir devant ses frères d’armes du même grade, les « 4 étoiles » décernés au ministre de la Sécurité Publique ont redressé un tant soit peu  le « deux poids, deux mesures » entre la Police et les forces armées. En effet, deux généraux de division ont été récemment promus au grade de général de corps d’Armée dans la Gendarmerie, comme l’ont été trois  généraux de division au niveau de l’Armée. La proportion par rapport à l’effectif est plus ou moins respectée car la Police compte quelque 8 500 éléments. Contre 14 000 pour la Gendarmerie. Et un peu plus pour l’Armée.

Saqués. Toujours est-il qu’il y a d’autres généraux de division et contrôleurs généraux de Police qui attendent un « quatrième étoile » sur leurs épaulettes. Pour ne citer que le DGPN sortant Jean Roland Andriamampionona qui compte 3 ans de port de grade. Ou encore l’autre ancien DGPN, Talbot Antonin qui est contrôleur général depuis 5 ans. Sans oublier l’actuel SG du ministère de la Sécurité Publique, Tantely Razafimanantsoa qui est le plus ancien dans le grade de contrôleur général qu’il porte depuis 10 ans. Après avoir été plus ou moins saqués pendant des années, ces trois « 3 étoiles » pourraient être enfin promus au grade d’Inspecteur général de Police en juin prochain, lors de l’avancement …normal.

R.O

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