Aéroport d’Ivato : Arrivée au pays du « moramora »

Jacaranda
Dernière vérification du passeport avant la sortie.
Dernière vérification du passeport avant la sortie.

5 minutes, enfin presque.  C’est le temps passé par chaque passager à l’arrivée d’un vol international au contrôle de police qui se limite pourtant à la vérification du passeport. Ceux qui débarquent en dernier devront prendre leur mal en patience face aux longues queues provoquées par la lourdeur administrative. Ce qui n’est pas pour dissiper l’appréhension du touriste non résident, fatigué par plusieurs heures de vol, qui ne prend pas toujours avec philosophie le légendaire « moramora malagasy ». Surtout s’il risque de rater son correspondance pour une destination en province. Déjà qu’il est confronté à la barrière de la langue et à la méconnaissance des us et coutumes locaux. Sans parler des petites combines et manœuvres qui ne constituent pas une bonne carte de visite pour le pays. C’est la fameuse « première impression » qui est déterminante pour le développement du tourisme dont la …devise (au propre comme au figuré) est d’impacter positivement sur l’économie. Les passagers résidents sont logés à la même enseigne à l’arrivée à l’aéroport d’Ivato. Du contrôle de Police à la récupération des bagages, jusqu’au passage devant les douaniers où les fouilles des valises et sacs sont quasi-systématiques, même s’il n’y a  « rien à déclarer ».

R. O

Blueline Air Fiber

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4 Comments - Write a Comment

  1. Mais tout s’améliore petit à petit au fil des ans.
    Déjà, à Nosy Be ou à Ivato, on ne fait pas des kilomètres de couloirs pour passer devant la PAF et récupérer ses bagages !
    Et c’est de la médisance de dire des « petites combines et manoeuvres » à l’encontre de la Police des frontières et des douaniers à Ivato ou Nosy Be. Ils sont corrects. J’y passe tous les ans, aucun souci à l’arrivée comme au départ.
    Normal qu’il m’appelle en quittant M/car pour contrôler une valise de « anana sy kitoza ary saosisy » soigneusement préparés par ma soeur pour ma consomm’ perso … Et çà passe sans « tsolotra » et avec courtoisie.
    Veloma !

  2. Je ne sais pas si les rédacteurs de midi voyagent aussi à l’étranger, sinon il faut connaitre ce qui se passe ailleurs. Là bas, nous les malagasy, sommes traités comme moins que rien, Nous sommes connus par non pauvreté et traités ainsi, et si on ne nous connais pas on nous traite comme de dangereux terroristes:

  3. Dire que Madagascar est le pays du « moramora » est un stéréotype de la réalité. Comme le dit Harena Nirina le personnel des arrivées internationales (hotesses, polices des frontières, bagagistes…) d’Ivato gagne en professionnalisme d’année en année. Il faut s’en féliciter.

    Certes il reste certaines tares sur lesquelles nous devons travailler mais ce n’est pas pour autant que nous les malagasy devons nous qualifier de « moramora ».

    Vive Madagascar, le pays du máfimáfy.

  4. Certes, il s’agit d’être patient et cela n’est pas toujours évident à 3, 4 ou 5 heures du matin… Mais bon, à Paris CDG aussi il y a de l’attente (les bagages se récupèrent plus vite à Tana). Il faut aussi reconnaître que les choses s’améliorent au fil des ans à Ivato International : le personnel est plus professionnel, plutôt aimable et serviable et honnête (les vols de bagages sont une rare exception). On ne peut en dire autant de certains aéroports européens et asiatiques.

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