Grève des étudiants : La ministre dénonce une manipulation politique


Jacaranda

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique lance un appel au dialogue et exhorte les enseignants chercheurs à reprendre leur travail.

Les membres de la COPRIES (Conférence des Présidents ou Recteurs des Institutions d’Enseignement Supérieur), l’instance suprême pour prendre une décision au niveau des Universités, ont tenu leur Assemblée générale à Foulpointe les 28 – 29 août derniers. L’occasion pour les membres de cette structure présidée par la ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Rasoazananera Marie Monique, et composée  entre autres, des présidents des Universités, des Directeurs généraux des trois IST existant à Madagascar et les différents directeurs au niveau du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de prendre une position par rapport à la situation actuelle au niveau des universités. Cette Assemblée générale a surtout été axée sur des débats autour de la grève des enseignants chercheurs. Une grève qui provoque des effets néfastes sur les activités liées à l’enseignement supérieur, notamment sur le calendrier universitaire. Le réajustement du calendrier universitaire est fortement envisagé. Pourtant, à l’allure où vont les choses actuellement, cela risquerait d’être une « mission impossible ». Face au risque d’une année blanche qui prévaut actuellement, le Ministère s’est engagé à tout mettre en œuvre afin d’éviter cette option. Il ne faut pas prendre en otage l’avenir des jeunes malgaches. Aussi, la reprise des cours à partir du 1er septembre (c’est-à-dire, hier) a-t-elle été décidée. Les enseignants chercheurs sont donc appelés à prendre des mesures en vue de reprendre leurs activités, tout en poursuivant leur grève. D’autant plus que le régime a déjà fourni de nombreux efforts pour résoudre cette « crise », notamment en apportant une amélioration aux grilles indiciaires. Pourtant, malgré les négociations qui ont déjà été entamées et les accords déjà trouvés, les enseignants grévistes n’ont pas encore repris le chemin du travail.

Accord. La COPRIES dénonce aussi le comportement de certains enseignants grévistes qui incitent les étudiants à descendre dans la rue pour soutenir leur revendication. C’est certainement la raison pour laquelle, la ministre Rasoazananera Marie Monique soupçonne une manipulation politique derrière la grève actuelle au niveau des universités. Quoiqu’il en soit, afin de résoudre ce conflit, le Ministère lance un appel au dialogue. Tous les acteurs devraient attendre le dénouement des travaux menés par le Comité Ad’hoc qui a été mis en place pour mettre fin à ce bras de fer. D’autant plus que le Ministère de tutelle et le président national du SECES ont déjà signé un accord relatif à la mise en œuvre du décret 2009-1214. La finalisation du basculement vers le système LMD figure également parmi les décisions prises durant cette Assemblée générale. La ministre Razoazananera Marie Monique s’est engagée à poursuivre les efforts dans le cadre de la promotion des universités régionales, à l’exemple des infrastructures déjà mises en place notamment à Farafangana, à Fandriana, à Soavinandriana, à Antsirabe, à Ambatondrazaka, à Fenerive Est, à Fort Dauphin, à Ambovombe et à Morondava. Nul n’ignore cependant que la mise en œuvre des différents projets programmés actuellement au niveau du MESUPRES sera impossible dans une situation de troubles.

Davis R

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3 Comments - Write a Comment

  1. Elle devrait se regarder dans le miroir avant de sortir des choses pareils (au sens comme au figuré). Elle fait aussi partie du corps enseignant et en connait les rouages

  2. que ce soit une manipulation politique ou non, a mon avis les policiers n’ont pas le droit de faire ce qu’ils ont fait sur l’etudiant

  3. izany foana ,films efa nandeha ,!!mba ovay fa efa tonta

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