Foyers de tension : Remaniement sur fond de crise



Jacaranda
Qui de ces membres du gouvernement vont-ils garder leurs postes ?
Qui de ces membres du gouvernement vont-ils garder leurs postes ?

Le remaniement devrait avoir lieu après la proclamation officielle des résultats des élections communales. Une proclamation prévue le 12 septembre.

La grève estudiantine, la grève du Jirama et le phénomène « Dahalo » dans le Sud, des foyers de tension que le pouvoir central doit gérer. Du pain sur la planche. En même temps, des tractations se font au niveau de l’Assemblée nationale, le but étant la mise en œuvre du mémorandum de stabilité ou pacte de non-agression, c’est selon. L’idée vient du président de la République. A cet effet, une rencontre a eu lieu mercredi dernier entre les députés signataires du mémorandum et le chef de l’Etat. Une rencontre à l’abri des regards indiscrets. Et qui devrait aboutir notamment à un remaniement. Un remaniement sur fond de crise. A moins que le régime puisse régler tous ces foyers de tension à temps. Ce qui n’est pas évident.

Vitesse supérieure. Pour en revenir aux différents foyers de tension, les étudiants vont continuer la grève tant qu’ils n’auront pas gain de cause. Et le verdict sur l’affaire Jean-Pierre, six mois avec sursis, (lire article par ailleurs), ne va pas calmer les esprits. A cela s’ajoute la grève du Seces. D’ailleurs, il y a une corrélation entre ces deux grèves. De son côté, l’intersyndical de la Jirama durcit sa position. Les employés de cette société fournisseur d’eau et d’électricité continuent leur grève générale. Le dénouement n’est pas pour demain, et ce, au détriment des usagers. Après la mort de 8 militaires qui sont tombés sous les balles des Dahalo, les Forces de l’ordre enclenchent la vitesse supérieure dans le dessein d’éradiquer les voleurs de bœufs. « Haza lambo » a été le mot d’ordre avec les conséquences qui en découlent. On a l’impression que les hommes en treillis sont débordés. En effet, les militaires devraient faire face aux chefs de guerre. D’ailleurs, la réplique de ces premiers ne se sont pas fait attendre. Avec tous ces problèmes qui ne sont pas prêts d’être résolus, le pays n’est pas encore sorti de l’auberge.

Dominique R.


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  1. Le Président Hery Rajaonarimampianina, conscient du retard de son emploi de temps, se passe des foyers de tension et ne fait qu’une politique de fuite à l’avant pour faire appliquer, coûte que coûte, ses plans.
    Seulement il a oublié que rien ne se fait dans une instabilité sociale et politique. Et, il serait vraiment inopportun et irresponsable de trop remanier le gouvernement ce qui suppose que Ravelonarivo et quelques ministres-clés gardent leur portefeuille et même élargi faute de budget et surtout pour l’efficacité. Soit un gouvernement très ramassé autour d’un noyau.
    Hery Rajaonarimampiana s’y est préparé par une modification conséquente de l’organigramme de presque tous les ministères en mettant en place, depuis des mois, une multitude de grands directeurs de service, moins lourd et plus facile à « changer » qu’un ministre.
    N’empêche, ces grèves et cette insécurité ambiante non maitrisées risquent de faire tache d’huile et freinent toute initiative économique dont les conséquences vont enfoncer les Malagasy un peu plus dans la misère et les pousser à descendre dans la rue …

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