Originaires du Sud : Les « Dahalo » à col blanc dénoncés

Jacaranda

Les cadres originaires du « Faritr’i Bara » ont apporté leur vision sur la situation qui prévaut dans ce Sud du pays. Ils ont ainsi exposé leurs points de vue, lors d’une conférence de presse qu’ils ont tenue hier, à Ampefiloha. Ils, ce sont Velompanahy Aristide, Nakany Charlie, Jean-Jacques Rakotoarison et Soja Célestin. Selon ce dernier, il y a une méconnaissance de l’univers et des valeurs anthropologiques Bara. Il a cité notamment le «moara» (amulette) qui fait partie des us et coutumes de cette ethnie. Jean-Jacques Rakotoarison de se demander de la prolifération des armes à feu actuellement, ainsi que des « Dahalo » à col blanc. Quant à l’ancien ministre, Velompanahy Aristide, il a parlé de l’importance de la restauration de l’autorité de l’Etat. De ce fait, il devrait y avoir une étroite collaboration entre le pouvoir central et les habitants d’Ankazoabo Atsimo, Beroroha et Betroka. Des districts qui composent la communauté Bara.

Renforcer. De son côté, le président de l’association « Fikambanan’ny Terak’i Bara » (FITIBA), Nakany Charlie estime qu’il faudrait penser au réengagement des hommes qui ont effectué leur service légal et qu’ils soient ainsi recrutés au sein de la gendarmerie ou de la police nationale. La réalité c’est que ces gens-là une fois revenus dans leur région d’origine vont renforcer les rangs des « Dahalo ». Par ailleurs, il a fustigé les élus dans les districts d’Ankazoabo et Beroroha, notamment deux députés dans lesdites localités.

Militaires. Notons aussi les témoignages d’un originaire d’Ankazoabo sur les exactions des Forces de l’ordre sur des gens innocents. Il a reconnu toutefois que les militaires envoyés sur place sont à la merci des « Dahalo » qui ont l’avantage de connaître  mieux le terrain. Les Forces de l’ordre ne savent plus à quel saint se vouer. Les différents orateurs ont été tous unanimes que dans le cadre de l’«opération Fahalemana », il faudrait respecter l’Etat de droit. A écouter leurs dires, on a l’impression que les simples citoyens sont pris entre deux feux, d’un côté les « Dahalo » et de l’autre les Forces de l’ordre. Par ailleurs, le FITIBA a ainsi émis son souhait de participer au séminaire national portant sur la sécurité qui se tiendra du 14 au 17 octobre.  2015, au CCI Ivato. Ce serait une occasion pour cette association d’exposer un peu plus les réalités dans le deep-south.

Dominique R.

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4 Comments - Write a Comment

  1. une des choses à faire est de supprimer le service légal car c’est surtout fait pour former des dahalos comme en 2009 !

  2. Matoa misy ny mangalatra dia misy ny mividy,point/

  3. Et dans ce que vous dites, on fait comment des victimes ???
    Car on va tous pardonner les criminels ???
    Et ceux qui ont volé des poules mais faute de moyen pour se payer un bon avocat, mais qui croupissent depuis des années dans les prisons on fait quoi
    Je suis d’accord pour une vraie réconciliation, sans la politique, j’en ai marre des tsy maty manota

  4. Il est temps de « NOUS PARLER » entre les différentes régions.
    -« Réconciliation Nationale=Grand Pardon=Amnistie Générale ».
    Le PADESM et ses héritiers.

    Basile RAMAHEFARISOA-19432
    b.ramahefarisoa@gmail.com

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