Forum National Urbain – 2e édition : « Pour des villes Malagasy, modernes, prospères et durables »

Tel est le thème de la deuxième édition du Forum National Urbain 2, qui se tiendra, du 19 au 21 octobre, au Carlton. Une matière à réflexion dont l’acuité est indiscutable dans la mesure où Madagascar atteindra le cap des 50% urbains et 50% ruraux en 2036.

La population urbaine croît plus rapidement que la population rurale, avec un taux de croissance démographique allant de 4 à 5% par an. Madagascar compte actuellement 172 villes, de plus de 5 000 habitants. Plus précisément, ces villes abritent 6 900 000 habitants, soit le tiers de la population nationale. Cependant,  le taux de couverture des villes en outils de planification urbaine, entre autres, un plan d’urbanisme ou un schéma d’aménagement, n’est que de 20%. Par ailleurs, les villes malgaches génèrent les 3/4 du PIB. Si bien que plus 72% de la population urbaine vivent actuellement dans des zones précaires. On constate une prolifération des bidonvilles, qui est l’une des expressions de la crise foncière en milieu urbain.

Villes planifiées. Même si la majorité des terrains urbains est immatriculée ou cadastrée, l’actualisation des droits sur ces terrains accuse un important retard, d’une à deux générations. Par ailleurs, plus de 40% de la population urbaine sont des jeunes en âge actif, qui éprouvent des difficultés à trouver un emploi. L’oisiveté augmente les risques de délinquance et de violence urbaine. L’insécurité entrave le développement des villes. Situation précaire et violence constituent des éléments classiques sinon universels des villes du monde. Cette universalité a-t-elle cours dans la détermination de la stratégie d’urbanisation d’une ville ? Non dans la mesure où l’environnement économique, social et surtout culturel demeurent incontournables si l’on veut bâtir des villes planifiées et durables.  Ainsi, le constat que 80% de la population « Malagasy » sont des paysans exige une approche qui inclut le monde rural dans une stratégie de développement urbain pour que les villes soient bien « malagasy ». En effet, la ville assure une fonction de fournisseur de services, de moteur de développement économique. Tandis que la campagne produit et nourrit la ville. Son développement contribuera non seulement à la réduction de l’exode rural mais aussi à une meilleure gestion des zones urbaines. Développer la ville devrait aller de pair avec celui de la campagne dans la mesure.

Citadins responsables. Ainsi, le Forum National Urbain, dans sa deuxième édition, pour atteindre son objectif général de planifier pour assurer prospérité et durabilité, compte valider publiquement et officiellement la Politique et Stratégie Nationale de Développement Urbain, l’Agenda Urbain et son document de communication. Il mise également sur la vulgarisation des objectifs de Développement Durable, la Politique et la Stratégie Nationale de Développement Urbain. Cette vulgarisation vise à inciter l’engagement du peuple à devenir des citadins responsables et épanouis dans tous les domaines (social, économique, culturel, sportif, artistique, musical,…). Soucieux de respecter les normes relatives au développement du secteur urbain. A un autre niveau les capacités des acteurs privés et décideurs politiques seront renforcés à travers des échanges d’expériences internationales et nationales et une sensibilisation sur la cause urbaine.

Navalona R.

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