Exécutions sommaires : « Aucune demande d’autorisation de poursuite », dixit le ministre

Jacaranda

La cérémonie de vœux de la grande famille des Forces armées s’est déroulée hier au CEMES Soanierana. Une occasion pour le ministre de la Défense nationale, le Général Rakotozafy Dominique de présenter les perspectives pour 2016. Outre la sécurisation de nos espaces aériens et maritimes, ainsi que la lutte contre l’insécurité dans les grandes villes et dans les brousses, l’amélioration des résultats de travail par le biais des formations figurent également parmi les priorités. En vue de la tenue des sommets de la COMESA et de l’OIF, des techniciens américains seront dans nos murs pour former les Forces armées malgaches. En marge de cette cérémonie, le ministre de la Défense nationale a touché mot des attaques lancées notamment par les membres de la Société civile à propos des accusations d’exécutions sommaires qui auraient été commises à Tsiroanomandidy et dans le Sud dans le cadre de l’opération Fahalemana 2015. Des accusations que le Général Rakotozafy Dominique n’a voulu confirmer ni infirmer. « Pour ne pas s’ingérer dans les affaires de la Justice et des enquêteurs », a-t-il soutenu.

Scandale. En effet, selon le ministre, il a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête. Une enquête qui reste pour le moment au point mort. Aucun des éléments soupçonnés d’être impliqués n’a été auditionné, faute d’une autorisation de poursuite émanant de l’Armée. « Je n’ai reçu aucune demande d’autorisation de poursuite, qu’est-ce que je peux faire », se demande le Général Rakotozafy Dominique. Une manière à lui de renvoyer la balle dans le camp de la gendarmerie nationale, responsable de l’enquête. En effet, pour pouvoir auditionner des militaires, une autorisation de poursuite émanant de la Hiérarchie militaire est requise. Ce qui n’a pas été faite pour le moment. La question est donc de savoir si les enquêteurs souhaitent classer les dossiers liés aux suspicions d’exécutions sommaires commises par des militaires pour éviter le scandale. Pourtant, si l’on se réfère aux explications des membres de la Société civile, 8 individus issus de la tribu Antandroy ont été tués à Tsiroanomandidy et plusieurs dizaines dans le Sud. Les circonstances de leur décès restent non élucidées pour le moment.

Davis R

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