Assemblée nationale : 76 signatures pour une session extraordinaire

Jacaranda
La destitution de Jean Max Rakotomamonjy s’avère pratiquement impossible pour le moment.
La destitution de Jean Max Rakotomamonjy s’avère pratiquement impossible pour le moment.

Tout est jusqu’ici au stade de négociations bien que certains députés semblent décidés à destituer le bureau permanent.

Les députés sont divisés et tergiversent face, d’une part à un projet de motion de censure contre le gouvernement, et d’autre part à la tentative de destitution du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Du côté du gouvernement, rien n’indique pour le moment qu’il va prendre un décret pour convoquer une session extraordinaire qui permettrait aux députés d’atteindre leurs objectifs. A Tsimbazaza, tout est au stade de négociation. La collecte de 76 signatures, moitié plus un du nombre des députés (151), est au centre des débats. Car il faut ce nombre pour que les députés puissent demander à l’Exécutif la tenue d’une session extraordinaire. « Nous n’avons pas de problème à atteindre ce nombre de signatures. Le nombre de députés qui ont déjà été contactés et qui ont accepté de participer au projet de destitution du bureau permanent de l’Assemblée nationale dépasse le nombre requis. On n’attend que le début de la collecte des signatures. », confie un député du groupe parlementaire MAPAR. A Tsimbazaza, c’est l’inter-session. La première session ordinaire de cette année 2016 débutera le premier mardi du mois de mai, c’est-à-dire le 03 mai prochain.

Pratiquement impossible. S’il suffira de 76 signatures pour la convocation d’une session extraordinaire, il faut le vote positif de deux tiers des députés (101) pour faire aboutir le projet de destitution du bureau permanent de la Chambre Basse. Pratiquement, il est impossible de destituer Jean Max Rakotomamonjy et consorts. En effet, le HVM, le TIM et le Leader Fanilo ne sont pas partants pour ce projet. Les députés des autres groupes parlementaires (Mapar II et III, « Hiaraka Isika », VPM-MMM…) qui sont représentés au sein du bureau permanent seraient divisés pour la simple raison que d’autres élus de ces groupes parlementaires veulent aussi y siéger. C’est donc une question d’intérêt. Quant au projet de motion de censure contre le gouvernement en place, c’est une autre affaire non seulement de nombre, mais aussi d’intérêt politique, voire personnel. Intérêt personnel car le mode opératoire de certains députés est déjà connu : il suffit de les soudoyer si le Premier ministre Jean Ravelonarivo veut rester. Or, la motion de censure est le seul moyen pour faire partir le Général de brigade aérienne qui « ne fuit pas la guerre » si le président de la République n’arrive pas à trouver une « faute grave » ou une « défaillance manifeste » pour justifier son limogeage.

R.Eugène

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