Rapport du Bianco sur la corruption : Gendarmerie, Collectivités territoriales et éducation en tête



Jacaranda
Le DG Jean-Louis Andriamifidy présentant le rapport d’activités 2015 du Bianco.
Le DG Jean-Louis Andriamifidy présentant le rapport d’activités 2015 du Bianco.

Le bureau indépendant anticorruption (Bianco) a présenté son rapport d’activités 2015 hier, à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères. Lors de son allocution, le DG du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, avec comme sujet la lutte contre la corruption, a déclaré que « tout le monde s’impatiente de voir des résultats probables et probants. Soyez-en sûr, il en est de même pour nous ». Un point de vue que tout le monde partage, mais ce que les gens attendent c’est qu’il y ait de gros poissons qui tombent dans les filets de « la villa la Piscine ». Et lui d’ajouter : « D’aucun n’ignore que la lutte contre la corruption est l’affaire de tous et que chacun a son rôle à jouer ».

Paramètres. Ce rapport d’activités fait état notamment que les principaux secteurs décriés en matière de pratique de corruption et dénoncés pendant l’exercice 2015 sont la Gendarmerie Nationale, les Collectivités Territoriales Décentralisées, l’Education, la Justice, les services fonciers, à savoir les Domaines et Services Topographiques  et l’Environnement et les Eaux et Forêts. Les interpellations incessantes sur l’effectivité de la volonté politique pour combattre la corruption, les critiques de plus en plus nombreuses contre la persistance de l’impunité de certains auteurs d’infractions, attirent l’attention sur quelques paramètres non négligeables si l’on veut assurer la crédibilité du programme et des acteurs de lutte contre la corruption.

Il convient en effet de prendre en compte les intérêts vitaux de la population, pour réduire les risques ou menaces que l’aggravation de la corruption fait peser sur la stabilité politique du pays. Des mesures doivent être prises, notamment par rapport à certains facteurs de blocage qui ont largement pesé sur la mise en œuvre de la précédente stratégie. L’accompagnement des actions déjà lancées par des initiatives concrètes est sans doute la garantie d’un impact plus visible de la volonté de combattre le fléau.

Résultats palpables. Faut-il noter que le montant total des crédits alloués en 2015 par l’Etat s’élève à 3 milliards 314 millions 535 000 ariary. Les fonds reçus du projet d’appui à la gouvernance des Institutions (PAGI) est de l’ordre de 35 547 160 millions d’ariary, le projet d’appui à la gestion de l’Environnement (PAGE) est de 105 078 292 ariary et le service de coopération et action culturelle de l’ambassade de France (SCAC) pour un montant de 31 341 000 ariary. Des sommes qui ne sont pas suffisantes pour le fonctionnement de ce bureau, selon son DG, mais ce qui importe pour la majorité des gens ce sont des résultats palpables notamment les noms des gros bonnets impliqués dans les affaires louches.

Dominique R.

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