Rumeurs de coup d‘Etat : Risque de 26 juin sous tension

En marge de la passation de commandement à la CIRGN et à la RM3 de Toamasina, le ministre de la Défense nationale, le Général de Corps d’Armée, Béni Xavier Rasolofonirina a lancé un appel à l’endroit des militaires afin de ne pas céder aux manipulations des politiciens.

A vingt jours de la célébration de la fête de l’indépendance, les menaces de déstabilisation et de coup d’Etat persistent toujours. Cette situation semble provoquer un phénomène de psychose chez les tenants du régime. L’appel au calme et la sensibilisation des citoyens pour ne pas céder à la manipulation politique est apparemment le mot d’ordre au niveau de l’Exécutif. Tout au long de son déplacement dans les régions, le président de la République, Hery Rajaonarimampianina n’a eu de cesse de rappeler l’importance de la stabilité pour assurer la mise en œuvre des actions au développement. En marge de la cérémonie de passation de commandement au niveau de la Circonscription Inter-Régionale de la Gendarmerie Nationale et à la Région militaire n°3 de Toamasina, le ministre de la Défense nationale, le Général de Corps d’Armée, Béni Xavier Rasolofonirina a lancé un appel à l’endroit des militaires afin de ne pas céder à la manipulation des politiciens. « Le pays ne mérite plus de traverser une nouvelle crise », a-t-il soutenu. Avant d’ajouter que « les séquelles laissées par les précédentes crises pèsent toujours sur le social de la population ». Le ministre de la Défense nationale a toutefois avoué que « les militaires ont toujours été impliqués dans les coups d’Etat, pour ne citer que les exemples de 2002 et de 2009 ». Aussi, le Général de Corps d’Armée, Béni Xavier Rasolofonirina a-t-il profité de cette descente à Toamasina pour lancer un appel à l’endroit des politiciens afin de ne pas manipuler les militaires à des fins politiques.

« Aveu de faiblesse ». Cette déclaration de l’homme fort d’Ampahibe est considérée par bon nombre d’observateurs comme « un aveu de faiblesse ». Nul n’ignore en effet que pour éviter un nouveau coup d’Etat, la Hiérarchie militaire devrait juste prendre des mesures pour renforcer le respect de l’éthique et de la déontologie dans les rangs de leurs troupes. D’autant plus que pour le moment, aucune preuve tangible qui pourrait confirmer l’existence de ce projet de coup d‘Etat et de déstabilisation n’a été interceptée. Aucune arrestation n’a également été réalisée. Pourtant, l’on constate depuis quelque temps que face aux menaces, les Forces de l’ordre restent sur le qui-vive. Hier, alors que les organisateurs ont commencé les festivités dans le cadre de la célébration de la fête de l’indépendance avec le podium qui s’est tenu au Coliseum d’Antsonjombe, de nombreux éléments de l’Emmoreg ont été mobilisés sur presque tous les coins de la capitale, notamment au niveau du centre ville. Une forte mobilisation qui pourrait être considérée comme une « mesure démesurée ». Cette initiative risque pourtant de renforcer la crainte de « sakoroka » qui s’installe en permanence au niveau de la population. En tout cas, à l’allure où vont les choses actuellement, le risque d’un 26 juin sous tension n’est pas à écarter.

Davis R

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Sambory aloha lilisaona sy vatomanga ary ny forongony rehetra dia mba milamina kokoa nareo . Sambory koa i mara niarisy dahalo sy kotomanga 1 miliara. Porofoy @ vahoaka fa tena vonona ny hanala ireo maloto rehetra ireo ianareo

  2. Mahana ny mpanao Ratsy, zao tsy nahita n’inona tany amin Lilyson sy Berziky de iza indray no ho enjehina Ravalo? io anie rehefa hipoaka ry Florens de mipoaka e, ianareo tsy hatana an’io.

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