PM Mahafaly Olivier : Non à une nouvelle transition

Jacaranda
La délégation gouvernementale devant le corps de Razafitrimo Mino.
La délégation gouvernementale devant le corps de Razafitrimo Mino.

Le Pouvoir n’a pas tardé à répondre à l’opposition qui a réclamé jeudi dernier à l’hôtel Panorama une Convention de 31 octobre bis. C’était hier à Ambohibao en marge de l’hommage rendu par une délégation gouvernementale au corps de Razafitrimo Mino, la Malgache qui a perdu sa vie lors de l’attentat de Nice (France). « On n’a plus besoin de reculer en mettant en place une nouvelle transition. Il faut avancer dans le développement du pays. », a martelé le premier ministre. Avant de rajouter : « Le FMI a débloqué le fonds de la FEC, car il a constaté que la stabilité devient de plus en plus une réalité à Madagascar. La quête de cette stabilité continue, car beaucoup reste à faire. Nous sommes tous responsables. »

Concertation nationale. Par rapport à une concertation nationale de salut public revendiquée par l’opposition, le chef du gouvernement de réagir : « Une concertation nationale n’est pas mauvaise en soi. Ce qui est mauvais, c’est le calcul politique de ceux qui la revendiquent. Beaucoup de concertations ont été organisées à Madagascar, mais qu’est-ce qu’elles ont apporté pour le pays ? L’important, c’est de vivre quotidiennement la réconciliation nationale. La vraie réconciliation nationale , c’est de la vivre. Il est toujours possible de dialoguer. On n’a pas besoin de descendre dans la rue et avoir recours aux actes de violence pour être entendu et écouté. »

Appel à la vigilance. Revenant à Ambohibao, la délégation gouvernementale a présenté hier ses condoléances à la famille de Razafitrimo Mino. Une occasion pour le premier ministre de lancer un appel à la vigilance face aux actes terroristes qui ne pourraient pas épargner la Grande Ile à l’approche des grands rendez-vous internationaux. « Madagascar n’est pas à l’abri. Les Malgaches doivent faire preuve de solidarité devant les menaces terroristes. Les Malgaches ont le droit de vivre dans la paix. J’en profite pour demander aux politiciens de respecter la loi dans l’exercice de la liberté d’expression. » Le locataire de Mahazoarivo a affirmé que le Pouvoir se met toujours à l’écoute, mais reste à savoir si sa capacité d’écoute est suffisante pour sauvegarder la paix dans le pays.

Recueillis par R. Eugène

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