Code de la Communication : La lutte continue

Des directeurs de rédaction, des directeurs de publication et des rédacteurs en chef de différents organes de presse ont décidé de rejoindre la déclaration faite mardi dernier au Centre de Presse Malagasy par des journalistes. L’initiative a été prise au cours de leur rencontre qui s’est déroulée hier. A leur tour, les responsables de presse ont aussi exprimé leur déception, leurs préoccupations et leurs inquiétudes quant à la décision de la Haute Cour Constitutionnelle qui a déclaré conforme à la Constitution le Code de Communication médiatisée. Ils déplorent également que les appels au dialogue aient été ignorés. Hier, les directeurs de rédaction, les directeurs de publication et les rédacteurs en chef ont lancé un appel à l’endroit du Chef de l’Etat afin de ne pas procéder à la promulgation de ce texte et de favoriser plutôt le dialogue. D’autant plus que dans leur communiqué, ils se disent disposés à participer activement aux diverses discussions et consultations nécessaires à une nouvelle délibération du texte. En effet, l’on insiste sur la nécessité de soumettre le Code de la Communication médiatisée à une nouvelle délibération au niveau du Parlement afin de mettre en place un climat apaisé.

Assemblée générale. De leur côté, les journalistes membres du Mouvement pour la liberté d’expression ont tenu leur Assemblée générale hier à Antanimena. A l’issue de la rencontre, la poursuite de la lutte a été décidée. Et ce, malgré les propos d’une source proche de la Présidence de la République qui a laissé entendre que le président Hery Rajaonarimampianina pourrait procéder à la promulgation de ce texte ce jour. Hier, Fetra Rakotondrasoa, porte-parole du mouvement a dénoncé « une décision lâche prise par la Haute Cour Constitutionnelle ». « Les Juges constitutionnels n’ont pas osé déclarer que ce texte est non conforme à la Constitution et aux différents traités internationaux », a-t-il soutenu. Suite à la déclaration effectuée mardi dernier au Centre de Presse Malagasy à Antsakaviro, la collecte de signatures a continué hier. Jusqu’à hier soir, environ 200 signatures de journalistes venant entre autres, d’Antsirabe, de Toamasina, de Mahajanga et de tous les organes de presse de la capitale, ou enfin presque, ont été collectées. Une demande d’audience sera déposée auprès de la Présidence de la République incessamment.

Davis R.

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