Rencontre Ravalo-Chissano : « Pas de « Ni…Ni… » aux Présidentielles de 2018

Retrouvailles entre deux anciens présidents hier à Faravohitra.
Retrouvailles entre deux anciens présidents hier à Faravohitra.

Les deux hommes auraient reconnu que le « Ni…Ni… » était une erreur en 2013.

Après Antsirabe où il a assisté en tant que vice-président laïc à la cérémonie d’ouverture du XVIIIe synode de l’église FJKM, Marc Ravalomanana a rejoint la capitale pour honorer son rendez-vous avec le médiateur en chef de la SADC Joaquim Chissano. Celui-ci et la délégation qu’il conduite ont été reçus hier à 14h à Faravohitra. Après la rencontre, l’ancien président mozambicain a anticipé le résultat de son évaluation de la situation post-électorale à Madagascar en affirmant que la feuille de route n’a pas été mise en œuvre dans son intégralité. Il a évoqué entre autres  l’article 3 qui recommande surtout la mise en place d’un climat de confiance entre les parties prenantes et la réconciliation nationale. Conscient de la fragilité du régime en place, Joaquim Chissano a lancé un appel à toutes les forces vives de la Nation à se concerter et à favoriser le dialogue. L’émissaire de la SADC a par ailleurs condamné toute velléité de  coup d’Etat, d’où il vienne. Joaquim Chissano n’a fait que rejoindre le point de vue du secrétaire général Ban Ki-Moon qui s’est exprimé sur la question lors de sa visite à Madagascar.

Erreur du passé. A l’issue de sa rencontre avec le médiateur de la SADC, l’ancien président Marc Ravalomanana a déclaré qu’il n’y aura plus de « Ni…Ni… » aux élections présidentielles de 2018. « Une loi n’est pas faite pour viser une personne ou un groupe de personnes. Elle doit être émise dans l’intérêt général », a-t-il souligné. Joaquim Chissano a-t-il reconnu devant l’ancien exilé d’Afrique du Sud que le « Ni…Ni… » était une erreur en 2013 ? A l’époque, la communauté internationale qui a mandaté la SADC s’est opposée à la candidature du président de la transition Andry Rajoelina et de l’ancien président Marc Ravalomanana. La HCC, qui a été par la suite supplantée par la CES (Cour Electorale Spéciale), avait même pris une décision politique pour justifier cette « solution exigée par les circonstances ». Le deuxième tour était devenu un combat entre deux candidats de substitution. En tout cas, Marc Ravalomanana a profité de son entrevue avec Joaquim Chissano pour évoquer certains « dossiers » dont l’affaire Magro Ankorondrano et le terrain à Andohatapenaka. Le médiateur de la SADC a encouragé Marc Ravalomanana à ne pas rompre le dialogue avec le président Hery Rajaonarimampianina. Joaquim Chissano a également rencontré hier le premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier et les membres du comité d’experts pour la Réconciliation nationale.

R.Eugène

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