Guy Rivo Randrianarisoa : « L’élection présidentielle de 2018 tranchera ! »



Jacaranda

A deux ans de la fin du mandat du Chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, les politiciens font la danse et émettent des avis plus ou moins partagés. Guy Rivo Randrianarisoa, une figure fortement connue pour ses convictions « ravalomananistes », fustige les agissements de certains politiciens. « La course aux seza n’est pas importante. Il faut que nous, politiciens, fassions en sorte que les  conditions de vie des Malgaches s’améliorent ». Effectivement, après cinq années de transition sans fin, le pays ne s’en est toujours pas remis et hérite de la torpeur économique. Pour ce député de Madagascar, bien que le développement ne soit pas palpable, « il faut laisser le Chef de l’Etat terminer son mandat, car même si  les affaires publiques ne fonctionnent pas comme il se doit, c’est un président élu démocratiquement ».

  1. L’élection présidentielle de 2018 sera donc prometteuse. D’un côté, il y a l’ancien Chef de l’Etat, Marc Ravalomanana, qui fait figure de favori. Egalement Andry Rajoelina et ses sbires qui maintiennent des « zones stratégiques ». Sans oublier le MMM de Hajo Andrianainarivelo qui n’est pas non plus à ignorer. De l’autre côté, il y a l’actuel Président, Hery Rajaonarimampianina, qui lutte pour l’instauration de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance. Pour Guy Rivo Randrianarisoa, « ceux qui veulent se porter candidat à l’élection présidentielle de 2018 doivent se préparer et doivent conjuguer des efforts pour obtenir le soutien de la population ». Et lui de continuer que « 99% des politiciens n’osent pas se présenter et affronter le peuple par les élections, mais encouragent les seza à pourvoir dans une transition». Les politiciens devraient-ils laisser de côté les manifestations populaires et donner au Président un peu plus de latitude ou le renverser par n’importe quelle manière ? En tout cas, Guy Rivo Randrianarisoa reste catégorique : « l’élection présidentielle de 2018 tranchera ». Dans les anciennes colonies françaises, l’enjeu tourne autour de l’immixtion (ou non) de la Communauté Internationale dans l’organisation de l’élection et de la transparence des résultats. A suivre…

Aina Bovel

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