Présidentielles de 2013 : Hajo Andrianainarivelo relance sa plainte contre Rajaonarimampianina

Les faits remontent en 2013. Hery Rajaonarimampianina, poulain d’Andry Rajoelina, était taxé par certains de ses adversaires d’avoir violé les dispositions du code électoral portant atteinte ipso facto à l’égalité de chance des candidats. Une plainte en date du 4 décembre 2013 a été déposée par Rija Rakotomalala, l’avocat de Hajo Andrianainarivelo du parti Malagasy Miara-Miainga (MMM), faisant état de ces diverses transgressions du code. Notons que dans l’arrêt n°01-CES/AR du 22 novembre 2013, la Cour Electorale Spéciale (CES) s’est déclarée incompétente pour juger les affaires à caractère pénal. De ce fait, le parti a saisi le Tribunal Correctionnel. Près de trois ans après le dépôt de cette plainte, la juridiction répressive reste muette jusqu’au point de commettre un déni de justice. Hier, le MMM – à travers Maître Rija Rakotomalala – a déposé une demande auprès du Procureur de la République pour qu’il donne suite à cette plainte.

Prescription. En effet, d’après cet avocat à la Cour, ce « rappel » a été effectué « afin d’éviter que la procédure ne soit atteinte d’une  prescription, et surtout que soit constaté un déni de justice ». A titre de rappel, le plaignant a requis la disqualification de l’ex-candidat numéro 3 aux présidentielles dans la mesure où ce dernier, avec des témoignages accablants, aurait eu recours à des supercheries pour gagner ces élections. Selon ladite plainte, l’ancien Grand Argentier aurait commis  une fraude ou violation à la réglementation  de la propagande, un détournement de biens publics à des fins de propagande, des achats de vote, des contraintes ou des abus de pouvoir dans le but d’influencer ou de modifier le choix d’un ou plusieurs électeurs, des contraintes des agents de l’Etat par un fonctionnaire à faire de la propagande et enfin un acte de propagande de toute autorité politique.

Stratégie. Les adversaires de Rajaonarimampianina n’ont pas encore épuisé toutes les stratégies existantes afin d’écarter ce dernier du pouvoir. En effet, Hajo Andrianainarivelo, le dépositaire de la plainte et non moins le leader du mouvement « Mitsangàna ry Malagasy » (MRM) qui lutte justement pour le départ du chef de l’Etat, remue ciel et terre pour que celui-ci ne finisse pas son mandat. Affaire à suivre…

Aina Bovel

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