Risque d’une nouvelle crise : Rajaonarimampianina poussé au dialogue

Hery Rajaonarimampianina tournera-t-il le dos aux appels au dialogue lancés de tout bord ?
Hery Rajaonarimampianina tournera-t-il le dos aux appels au dialogue lancés de tout bord ?

Le dialogue resterait la seule solution pour préserver la stabilité politique à Madagascar.

Tout semble actuellement pousser le président de la République Hery Rajaonarimampianina à accepter le dialogue avec les autres entités et personnalités politiques susceptibles d’influencer la cour des événements dans le pays. A Antsiranana, l’ancien président Didier Ratsiraka a remis sur le tapis le Sommet des « 5 », initié à l’époque par le FFKM. Le 19 décembre 2014, avec la caution morale du Conseil des Eglises Chrétiennes de Madagascar qui préconisait les 4F (Fieken-keloka, Fibebahana, Fahamarinana, Fihavanana), Hery Rajaonarimampianina, Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka et Zafy Albert se sont rencontrés au Sommet au CCI Ivato. La mise en œuvre de la résolution du Sommet, qui prévoyait entre autres la dissolution de certaines Institutions de l’Etat dont l’Assemblée nationale, a failli coûter cher au président Hery Rajaonarimampianina. 121 députés ont signé la requête de mise en accusation en vue de sa déchéance, mais ladite requête a été rejetée par la HCC qui a recommandé un pacte de responsabilité aux Institutions de la République.

Opposition forte. Dans les coulisses, la communauté internationale manœuvre pour qu’il y ait une opposition forte à Madagascar, capable de contraindre le président de la République de dialoguer. Des tractations seraient en cours pour unir les entités politiques de l’opposition et les entités de la société civile. Jusqu’ici, une opposition forte et unie reste une utopie. Le principal obstacle se situe au niveau de l’ancien président Marc Ravalomanana et de l’ancien président de la transition Andry Rajoelina qui incarnent pourtant la véritable opposition dans le pays. Pour certains observateurs, il est difficile, voire impossible de convaincre ces deux principaux protagonistes de la crise de 2009 à s’entendre. Du côté du régime, l’opinion est divisée. D’après nos sources, certains conseillers spéciaux du président de la République s’opposeraient au dialogue avec l’opposition. Pour eux, on doit laisser le président terminer son mandat au lieu de partager les « seza ».

Inquiète. A l’issue des différentes missions d’évaluation post-électorale et pré-électorale effectuées par la SADC, l’Union africaine et l’Union européenne, force est de constater que la communauté internationale reste inquiète devant la situation à Madagascar. Situation marquée notamment par l’absence de dialogue en vue des élections libres, transparentes, démocratiques et inclusives en 2018. La situation actuelle semble également dissuader les investisseurs potentiels à venir à Madagascar. En tout cas, en refusant de dialoguer avec l’opposition, le régime en place risque d’ouvrir la voie à une situation d’instabilité politique permanente qui serait loin de favoriser la relance économique du pays.

R.Eugène

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2 Commentaires - Ecrire un commentaire

  1. Dialoguer mais pourquoi faire? Si c’est communiquer pour ensuite ne trouver aucun terrain d’entente, cela ne sert absolument à rien alors que tout le monde se taise et travaille pour la relance de ce pays.

  2. Le dialogue n’est pas le problème à Mada, c’est cette lutte sans fin pour « siéger » au sein du gouvernement, de l’assemblée, du sénat, etc. Laissons-les travailler au lieu de les persécuter à tort et à travers! Quiconque sera au pouvoir, sera toujours destabilisé à Madagascar, tant que les requins sont vivants…Na iza eo na iza, tsy maintsy hisy hanenjika foana, satria misy malahelo toerana, misy tsy ampy goûter, misy te hanao vacances any Dubai lol

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