Statut de l’opposition : Hajo Andrianainarivelo interpelle la HCC


Jacaranda

La présentation de vœux des partisans du « Malagasy Miara-Miainga » s’est déroulée hier à Ambohimanambola.

Jusqu’ici, la Haute Cour Constitutionnelle ne s’est pas encore prononcée sur la déclaration d’opposition du parti « Malagasy Miara-Miainga ». Un peu moins de trois mois après le Congrès national au cours duquel les partisans du  parti ont décidé d’occuper la place de l’opposition officielle (ndlr : le 27 octobre 2016), le MMM n’a pas encore été fixé sur son sort. Face à cette situation, Hajo Andrianainarivelo a interpellé la Haute Cour Constitutionnelle en marge de la présentation de vœux du parti qui s’est déroulée hier à Ambohimanambola. « Jusqu’à ce jour, nous attendons de la HCC l’officialisation de notre statut d’opposant officiel, conformément à la Constitution et à la loi 2011-013 », a-t-il annoncé. Et lui de rappeler au passage que la première rencontre entre l’opposition et le gouvernement est prévue avoir lieu le troisième vendredi du mois de janvier. « Nous espérons donc que d’ici à vendredi prochain, une décision sera prise au niveau de la HCC », a-t-il martelé. Selon l’ancien vice-Premier ministre, « cette rencontre est importante pour l’avancée démocratique à Madagascar ». Les textes prévoient en effet une rencontre entre le Chef de l’opposition et le gouvernement. Une occasion pour le locataire de Mahazoarivo d’expliquer sa politique de développement. De son côté, l’opposition peut aussi émettre des remarques et proposer sa vision par rapport à la situation.

Forcing. Hajo Andrianainarivelo a aussi pointé du doigt le non-respect de la Constitution et des lois en vigueur par nos dirigeants. Il a cité notamment le forcing des tenants du régime lors de la promulgation du Code de la Communication médiatisée. « Quelle est la responsabilité du président de la République qui a promulgué une loi non conforme à la Constitution », se demande-t-il. Il, c’est le président national du « Malagasy Miara-Miainga » qui a aussi dénoncé le non-respect de la loi à propos de la nomination des chefs de région. « La Constitution et la loi 2014-020 stipulent que les chefs de région doivent être élus. Pourtant, ces dispositions ont toujours été bafouées par le président Hery Rajaonarimampianina depuis son accession au pouvoir ». Face aux violations répétées des lois en vigueur, Hajo Andrianainarivelo a lancé un appel à la prise de responsabilité du président de la République, du gouvernement et de toutes les instances judiciaires habilitées à sanctionner ces pratiques.

Davis R

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