Parti Vert : Doutes sur la HCC et la CENI


D’après le président national du parti Vert, les conditions ne sont pas encore réunies pour des élections incontestables en 2018.

Les décisions prises jusqu’ici par la HCC et la composition de l’actuelle CENI sont loin de rassurer les citoyens quant à la tenue d’élections justes et démocratiques en 2018, selon son président national Alexandre Georget.

A deux ans de la prochaine élection présidentielle, des voix s’élèvent sur la crédibilité de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) et de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Hier, c’était au tour du parti Vert Hasin’i Madagasikara d’émettre des doutes sur ces deux organes chargés de juger les contentieux électoraux (et de proclamer par la suite les résultats officiels) et d’organiser les élections. « La crédibilité de la HCC a été mise en doute depuis qu’elle a recommandé un pacte de responsabilité suite à la mise en accusation du président de la République par les députés. Qu’en est-il actuellement de ce pacte de responsabilité ? Rien. La HCC n’a pas osé trancher comme il fallait. Alors que plus de 100 députés ont signé la déchéance du président de la République. Et tout récemment, une autre décision de la Haute Cour, cette fois-ci sur l’officialisation de l’Opposition à Madagascar, a déçu les citoyens.» déplore Alexandre Georget.

Version Transition. La CENI n’est pas à l’abri des critiques du parti Vert Hasin’i Madagasikara. D’après son président national, la composition actuelle de la Commission Electorale Nationale Indépendante ne garantit pas son indépendance et sa neutralité. « Au moins, il fallait adopter la Version transition de la CENI où les partis ou groupements politiques censés pouvoir participer aux élections locales et nationales ont été représentés. Je ne dis pas que la CENI-T doit être un modèle à suivre. Pour moi, il faut rassurer par des actes et des mesures que le régime a la réelle volonté d’organiser dans deux ans des élections démocratiques, libres, transparentes et justes », propose Alexandre Georget. Avant d’enchaîner : « La communauté internationale a dit non à la proposition d’une partie de l’opposition, qui consiste à organiser une élection présidentielle anticipée. Si elle n’y est pas d’accord, elle doit dès maintenant prendre ses responsabilités, à commencer par l’accompagnement de la CENI dans le processus de révision de la liste électorale. Car une liste électorale truquée compromet la sincérité des élections, pour ne parler que de cela. »

Débats démocratiques et liberté d’expression. Par ailleurs, le président national du parti Vert Alexandre Georget dénonce l’absence de véritables débats démocratiques à Madagascar. « Les opposants ne sont pas libres de s’exprimer. Je me souviens encore du meeting de la plateforme « Mitsangàna Ry Malagasy » qui devait se tenir au gymnase couvert de Mahamasina. La commune urbaine d’Antananarivo a déjà autorisé l’utilisation de cet endroit clos, mais la préfecture de Police d’Antananarivo, qui n’était pas, j’ose le dire, dans son droit, s’y est opposée en réquisitionnant les forces de l’ordre pour empêcher la tenue de cette assemblée générale d’opposants » fustige-t-il. Alexandre Georget rappelle également le fameux code de la communication qui, pour lui, est liberticide. « Non seulement, ce code a été mal voté à l’Assemblée nationale, mais aussi, il tue la liberté d’expression et d’opinion. », affirme-t-il. Bref, le parti dirigé par Alexandre Georget veut dans deux ans des élections justes. « La balle est dans le camp de la HCC et de la CENI. », estime-t-il.

R.Eugène

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