Corruption : Une conseillère technique du PM et un Maire placés sous MD

Jacaranda

Quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été auditionnées auprès de la Juridiction anti-corruption aux 67Ha hier.

Le Bureau Indépendant Anti-Corruption (Bianco) poursuit son combat dans le cadre de la lutte contre la corruption. Hier, un nouveau dossier de corruption à haut niveau, lié à une affaire de défrichement de mangroves dans la Commune rurale d’Antsohimbondrona, dans le District d’Ambilobe a été déféré au parquet de la Chaîne pénale anti-corruption (CPAC). Quatre personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été auditionnées auprès de la Juridiction anti-corruption aux 67Ha hier. Il s’agit de la gérante de la société qui opère d’une manière illégale dans cette localité depuis le mois de novembre 2016, le Maire de la Commune rurale d’Antsohimbondrona qui a octroyé l’autorisation d’exploitation, ainsi que deux inspecteurs des pêches. A l’issue du défèrement d’hier, le Premier magistrat de la ville d’Antsohimbondrona et cette Dame qui s’avère être une Conseillère technique du Premier ministre, ont tout de suite été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora. Joint au téléphone hier soir, un haut responsable au niveau de la Primature a expliqué que cette femme n’est plus Conseiller technique d’Olivier Solonandrasana Mahafaly. Sa nomination aurait déjà été abrogée depuis près d’un an.

Aménagements illicites. Pour revenir aux faits : au mois de novembre 2016, le Bureau indépendant anti-corruption aurait reçu une doléance dénonçant l’existence de travaux d’aménagements illicites entrepris par des ressortissants chinois dans une zone protégée des mangroves. L’implantation de la société aurait été rendue possible grâce à une autorisation en bonne et due forme signée par le Maire d’Antsohimbondrona. Cette affaire concerne une dizaine d’hectares de mangroves qui aurait été défrichée et abattue à l’aide d’engins. Et ce, tout en négligeant les dispositions légales relatives à la protection de l’environnement en général et des mangroves en particulier. Au début du projet, la population locale et les associations œuvrant dans le domaine de la défense de l’environnement ont déjà manifesté contre les impacts négatifs de cette exploitation illicite sur l’environnement. D’autant plus que d’après les informations, les mangroves concernées venaient de faire l’objet d’un reboisement entamé dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet environnemental 3 » (PE III).

Investigations. Par ailleurs, les résultats des investigations ont également démontré que le lieu d’implantation de ce nouveau centre d’aquaculture se situe à proximité d’une autre société opérant déjà dans le même domaine. Et ce, bien malgré l’existence de dispositions instituant une distance minimale de 20 kilomètres entre deux centres d’aquaculture pour la préservation de la biodiversité. Les investigations auraient également révélé que la société impliquée dans cette affaire ne remplit pas les conditions requises par la loi en vigueur et ne dispose d’aucune autorisation légale nécessaire pour procéder aux travaux d’exploitation et de création d’un établissement d’aquaculture. Après l’incarcération de l’ex-Conseillère technique du Premier ministre et du Maire d’Antsohimbondrona, l’on se demande désormais qu’en est-il du sort des opérateurs chinois qui ont défriché et abattu les mangroves.

Davis R

Telma Fibre Vibe

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2 Comments - Write a Comment

  1. misaotra fanampim panazavana..

  2. “… l’on se demande désormais qu’en est-il du sort des opérateurs chinois qui ont défriché et abattu les mangroves.” Misy fangantaham-panazavana kely ireto. Fandrobana ny tontolo iainana no zava misy nataon’ireo sinoa ao Port St Louis Ambilobe. Moa mba efa nisy fandraisana andraikitra avy @ ministera misahana izany ve tao ? raha tsy izany dia efa “biaisé” tanteraka ny fanadihadiana ataon’ny Bianco, inona no idiran’ny jono @ io raharaha io ?. Faharoa ny mikasika ny hoe lalàna lazaina ho fa manankery milaza ” instituant une distance minimale de 20 kilomètres entre deux centres d’aquaculture pour la préservation de la biodiversité” dia mila manamarina kely ny Bianco sy ny Midi Madagascar, ary ilay Société izay efa mipetraka fa tsy mitombina velively io. “Entre deux établissements d’aquaculture de même type” no voalazan’ny lalana manankery. LGA etsy avaratra dia mikirakira gambas. Inoana fa raha tena manao ny asany antsakany sy andavany ny Bianco dia hohita sy miharihary eo avokoa ny tsy mazava rehetra @ io raharaha io. Misy resaka kolikoly avo lenta ao @ io. Ny LGA, mitonona ho ankaiky ny presidansa ankilany, ka manaisotra sy manao izay mahaleo monina ny orin’asa rehetra mitady hitrandraka anatin’ny perimetre de 20 km-n’ny misy azy. (cf Affaire Exxon mobile izay olana goavana niseho lany nifanandrinan’ny LGA sy ny Ministera misahana ny petrole), ary ny orinasa sinoa izay miseho ho mahitahita ao @ primatiora ankilany. Eto izahay hanaramaso ry Bianco

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